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cover video - Toit et Moi : Driss Roukhe

L’acteur et réalisateur marocain Driss Roukhe.

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Le coup de gueule de l’acteur Driss Roukhe pour la réouverture des cinémas et des théâtres

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 18/09/2020 à 13h37

Sur sa page Facebook, l’acteur marocain Driss Roukhe s’est fendu de deux longs textes appelant à la réouverture des salles de cinéma, de théâtre et au soutien du monde de l’art en ces temps de pandémie. Un coup de gueule qui fait du bien.

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«Non à la fermeture continue des cinémas, et des salles d'exposition… Ouvrez-les, nous étouffons!» s’exclame ainsi l’acteur et réalisateur bien connu du grand public marocain.

 

Ce que réclame Driss Roukhe? L’ouverture des endroits précités dans les communes et les régions peu exposées au virus du Covid-19, car il en va selon lui du droit à la culture et à l’art de tout un chacun, de la même manière que chaque citoyen marocain a aussi droit à l’éducation, à la santé et au travail.

 

 

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Et d’interpeller le ministère de l’Intérieur sur le chômage que subissent depuis plus de sept mois les intervenants du monde la culture. Pour Driss Roukhe, «il suffit d’ouvrir les espaces culturels à raison de 50% de leur capacité». Tout simplement.

 

Contacté par le360, l'acteur et réalisateur parle de manière enflammée de ce sujet qui le touche au plus haut point. «Pourquoi parler de culture et d’art en temps? Pourquoi maintenant ?Et pourquoi pas hier, tout compte fait?», s’interroge-t-il, dénonçant ainsi le fait que la culture ait de tout temps été le parent pauvre des programmes de développement du pays.

 

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Pourtant, «la culture et l’art sont des moteurs, des facteurs de progression, de développement, qui donnent un élan positif, apportent une réflexion intelligente sur la vie et le futur», s’exclame Driss Roukhe, rappelant par ailleurs qu’une «société sans culture, sans art, c’est une société morte».

 

 

Pour l’acteur marocain, nul doute que le moment est grandement venu «de parler de la mise en œuvre d’un vrai programme politique», avec bien entendu le budget qui va avec, sans oublier «un programme de planification à long terme», martèle l’artiste qui bien qu’il se défende de verser dans la politique confie s’y intéresser tout de même un peu, pour la bonne cause, celle de l’art.