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27ème édition du Festival Cinéma de Tétouan

Le 27ème édition du Festival Cinéma Méditerranén de Tétouan s'est tenu du 10 au 17 juin 2022.

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Le festival du Cinéma méditerranéen de Tétouan revient en force avec une vingt-septième édition de haut niveau

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 21/06/2022 à 09h23

Du 10 au 17 juin 2022, le nord du Maroc a vibré au rythme du cinéma en accueillant la 27e édition du festival du Cinéma méditerranéen de Tétouan organisée sous le haut patronage du roi Mohammed VI.

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Après une édition précédente placée sous le signe du distanciel en raison de la pandémie du Covid-19, le festival du Cinéma méditerranéen de Tétouan a fait un retour en force avec une programmation de haut niveau et un jury composé du réalisateur ivoirien Jacques Trabi, président du jury long-métrage fiction, de l’écrivaine Amal El Gamal, présidente du jury de la critique ou encore de la réalisatrice Marion Stalens, présidente du jury film documentaire.

 

And the winners are…

En compétition des longs-métrages de fiction, le Grand Prix de Tétouan, Tamouda, a été décerné à Petit corps, réalisé par l’Italienne Laura Samani et coproduit par la France, l’Italie et la Slovénie. Double consécration pour ce premier long-métrage, Petit corps a également reçu le prix Mustapha Mesnaoui de la critique. Un prix plus que mérité selon Mohamed El Baz, membre du jury qui ne tarit pas d’éloges sur ce film réalisé par une jeune réalisatrice de trente ans. «C’est un film sublime, un conte de fée plastiquement magnifique qui raconte le parcours d’Agata, jeune femme très croyante qui accouche, dans l’Italie de la fin du XIXe siècle, d’un bébé mort-né, condamné à errer dans les limbes. Elle entreprend un long voyage à travers l’Italie, dans les montagnes, pour trouver un endroit dont elle a entendu parler, où les nourrissons peuvent être ramenés à la vie et enfin, être baptisés et voir ainsi leurs âmes sauvées», résume Mohamed El Baz pour Le360.


Le prix Mohamed Reggab, prix spécial du jury, a été décerné à Salon de Huda, signé par le Palestinien Hany Abu-Assad et coproduit par la Palestine, l’Egypte, les Pays-Bas et le Qatar.


Le film Gadeha, du Tunisien Anis Lassoued s’est vu décerner le prix Azzedine Meddour de la première œuvre.

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Du côté des prix d’interprétation, celui de l’interprétation féminine revient à Louna Chitu pour son rôle dans le film Blue Moon d’Alina Grigore, tandis que le prix d’interprétation masculine à lui été décerné à Achraf Barhoum pour son rôle dans le film Algharib.


Du côté des documentaires, le grand prix de la ville de Tétouan est revenu à The Postcard d’Asmae El Moudir, produit par le Maroc et le Qatar en 2021.


Le prix de la première œuvre a quant à lui été décerné à Paquet d’Eté, du Marocain Bellal Salem et le prix spécial du jury à Nous, de la Française Alice Diop.

 

Une programmation éclectique

Cette année, douze longs-métrages, tous des films inédits produits en 2021, étaient en compétition et ont concouru devant le jury longs-métrages fiction et le jury de la critique, du nom de l’écrivain et critique de cinéma marocain, feu Mustafa Mesnaoui.

 

Parmi ceux-ci, Abou Seddam du réalisateur égyptien Nadine Khan, Algharib du Syrien Ameer Fakher Eddin, Destello Bravio de la réalisatrice espagnole Ainhoa Rodriguez, Keer du metteur en scène turc Tayfun Pirselimoilu, La Mer devant du Libanais Ely Dagher, Habiba du réalisateur marocain Hassan Benjelloun, Le Monde après nous du Français Louda Ben Salah Cazanas, Lune bleue de la réalisatrice roumaine Alina Grigore, Gadeha, une seconde vie du Tunisien Anis Lassoued, Petit corps de l’Italienne Laura Samani, Salon Houda de l’Egyptien Hany Abu-Assad et Vera rêve de la mer de la réalisatrice kosovare Kaltrina Krasniqi.

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En parallèle, la compétition documentaires affichait dans sa programmation La Mesure des choses du Belge Patrick Jean, Beyrouth, L’Œil du cyclone de la Palestinienne Mai Masri, Seis dias corrientes de l’Espagnole Neus Ballus, Iles, co-réalisé par Karine de Villers (réalisatrice d’origine équatorienne) et Mario Brenta d’Italie, Captain’s of Za’atari de l’Egyptien Ali El Arabi, La Carte postale de la Marocaine Asmae El Moudir, Paquet d’été du Marocain Ballal Salem et Nous de la réalisatrice française d’origine sénégalaise Alice Diop.

 

Hors compétition, et dans la rubrique coup de cœur, six films ont été présentés au programme: L’Automne des pommiers du Marocain Mohamed Moftaker, Mediterraneo de l’Espagnol Marcel Barrena, Costa Brava Lebanon de la Libanaise Mounia Aki, Une librairie à Paris de l’Italien Sergio Castellito, Zanka contact du Marocain Ismaël El Iraki et 4 saisons (4 courts-métrages) du Marocain Imad Badi.

 

Enfin, toujours hors compétition, dans la rubrique carte blanche et en collaboration avec FIPRESCI (Féderation internationale de la presse cinématographique), quatre nouveaux films méditerranéens, récemment produits, ont été présentés au public: 200 mètres (produit en 2020) du Palestinien Ameen Nayfek, Le Gardien de son frère du Turc Ferit Karahan, Plumes de l’Egyptien Omar Zohairy et Re Grancho des Italiens Alessio Rigo de Righi et Matteo Zopis.