«Morocco Paintings»: les peintures marocaines de Dennis Hopper exposées à Los Angeles | www.le360.ma

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Dennis Hopper

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«Morocco Paintings»: les peintures marocaines de Dennis Hopper exposées à Los Angeles

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 11/02/2020 à 17h01

Dennis Hopper était célèbre pour ses talents d’acteur et de réalisateur. Mais on connaissait moins ceux d’artiste peintre, de surcroît influencé par le Maroc. Pour ceux qui seraient de passage à Los Angeles, sautez à pieds joints sur l’occasion de voir son exposition.

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En pensant à Dennis Hopper, on pense forcément à Apocalyse Now, ou à une Harley Davidson, lancée à toute allure sur la route, avalant le bitume et les paysages grandioses avec pour musique de fond, Born to be wild de Steppenwolf. C’est en effet à Dennis Hopper que l’on doit le mythique film Easy Rider dans lequel il joue aux côtés d’Henry Fonda.

 

Toutefois, Dennis Hopper n’était pas qu’acteur et réalisateur. Il était aussi photographe et peintre depuis le milieu des années 1950, période pendant laquelle il prit les pinceaux, encouragé par son ami James Dean.

 

Du 13 au 16 février, en marge de la 2e édition de la foire d’art Frieze Los Angeles, c’est une période bien spécifique de sa carrière de peintre qui est exposée à Los Angeles, à la Parrasch Heijnen Gallery. Le magazine d’art Artnet saisit l’occasion pour inviter les amateurs à sortir des sentiers battus et à découvrir quelques expositions qui valent le détour, à Los Angeles, parmi lesquelles celles d'Anish Kapoor et de Dennis Hopper.

 

L'inspiration marocaine

C’est lors d’un séjour au Maroc où il repérait et tournait un film entre 1991 et 1996, qu’il s’inspira du Maroc pour la réalisation de «Morroco paintings». Les détails des murs, leur composition, ainsi que l’architecture de Ouarzazate, Marrakech et Essaouira, caractérisent cette série influencée, tout comme son œuvre, par l’expressionnisme abstrait.

 

 

"Morocco Paintings"

"Morocco Paintings"

© Copyright : DR

 

 

Au sujet de cette série, le site d’art Galleries Now, explique que «Hopper a utilisé la toile peinte de la même manière qu'un photographe utiliserait un objectif: en comparant la surface de la toile à la planéité du mur.(…) La série «Morocco Paintings» révèle une attention particulière portée sur les détails qui sont souvent négligés: la texture variée du stuc, la détérioration des images, de l'écriture et des graffitis, ainsi que l'écaillage et le resurfaçage de la peinture. À partir de sa mémoire personnelle et de ses photographies, Hopper a réinventé les surfaces qu'il avait vues, en conservant leurs variations chromatiques et leur design graphique et audacieux. »

 

A propos des «Morocco paintings», Dennis Hopper, décédé en 2010,  expliquait qu’elles représentaient sa réponse à l'expressionnisme abstrait: «J'attaquais comme un peintre d'action, mais j'utilisais aussi d'autres choses, des références, et je les considérais comme des paysages et pas tant comme de la peinture abstraite.»