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Vidéo. Mohamed Khouyi: «il faut rendre hommage à l’artiste de son vivant»

Par Ghania Djebbar et Khalil Essalek le 10/10/2020 à 15h19 (mise à jour le 10/10/2020 à 15h20)

Dans cet entretien, le comédien revient sur la série «Salamat Abou Lbanat» diffusée lors du dernier ramadan sur MBC5 et qui a rencontré un grand succès populaire. Il évoque aussi le cas d’artistes marginalisés et lance un appel aux responsables.

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Il est sans nul doute l’un des meilleurs comédiens actuellement en exercice. Très présent à la télévision et au cinéma, il étonne par sa sincérité et cette touche particulière qu’il confère à chacun de ses rôles... A l’image de ses anciens collègues feux Mohamed Majd et Mohamed Bestaoui. Sa spontanéité déroute.

 

Le360: Avez-vous entamé le tournage de la deuxième saison de «Salamat Abou Lbanat» et comment envisagez-vous cette suite?

Mohamed Khouyi: Le tournage n’a pas encore débuté. Je pense que ce sera vers le mois de décembre. Le scénario de la deuxième partie de ce feuilleton est toujours en cours d’écriture. Je ne peux donc pas me prononcer sur ce que seront les événements lors de cette suite. Mais j’espère que cette deuxième partie sera meilleure que la première. C’est un pari difficile, mais qu’il faut relever, d’autant plus que l’on se doit de répondre aux attentes du public. Surtout après le franc succès qu’a rencontré la première partie. J’ai eu des entretiens avec les scénaristes et le réalisateur Hicham Jabari qui m’ont assuré qu’ils étaient à pied d’œuvre pour réaliser une œuvre digne des attentes du public. Partant, je suis confiant.

 

Que pensez-vous de la retraire des acteurs Abdelghani Sannak et Hamza Tahiri?

Cela me fait de la peine. Je suis très affligé de voir que des comédiens qui ont beaucoup de talent comme Abdelghani Sannak et Hamza Tahiri sont marginalisés. Le public a déjà eu l’occasion de les voir à l’œuvre: ils sont remarquables. Qu’ils décident de quitter la scène en étant mal en point à cause de leur marginalisation, c’est sincèrement navrant.

 

Avez-vous un appel en ce sens?

J’espère que les réalisateurs et les producteurs accorderont aux acteurs (...) l’intérêt qu’ils méritent. Si tout un chacun se sent marginalisé et abandonne par dépit, bientôt il n’en restera que très peu sur la scène artistique. Au Maroc, nous avons malheureusement cette fâcheuse tendance à ne nous souvenir des artistes qu’une fois qu'ils sont malades ou morts. Je pense qu'il faut rendre hommage à l’artiste de son vivant. Une fois mort, cela ne sert à rien de multiplier les louanges.