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2021 Green Future Index: le Maroc se classe premier dans la région MENA et deuxième en Afrique

Par Amine Kadiri le 27/01/2021 à 12h33

Ce classement élaboré chaque année par le Massachusetts Institute of Technology mesure les progrès et l’engagement des Etat en faveur d’une économie sobre en carbone. Le document souligne, entre autres, le rôle leader du Maroc sur le continent, notamment à travers la formation d’experts africains en énergies renouvelables et en agriculture durable.

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Le Maroc se classe premier dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, dans l’édition 2021 du Green Future Index, élaborée par une équipe de chercheurs du MIT, afin de mesurer les progrès et l'engagement de 76 pays en faveur d'une économie à faible émission de carbone.

 

Le Royaume, qui occupe la 26e place de cet Index au niveau mondial se classe deuxième sur le continent africain, juste derrière le Kenya, 23e. La première place mondiale est occupée par trois pays scandinaves: l’Islande, le Danemark et la Norvège.

 

Le classement mondial du Maroc place le pays dans la catégorie «the greening middle» qui comprend «les 20 pays qui progressent ou s'engagent à construire un avenir vert». Cette catégorie, qui comprend des pays comme l’Australie, l’Italie, ou la Corée du Sud, est la deuxième meilleure du classement, derrière celle des «green leaders», et devant les «climate laggards» (les pays dont la transition verte est lente) et les «climate abstainers», c’est-à-dire les pays encore à la traîne en matière d’économie verte. Des pays comme l’Algérie, l’Iran ou encore la Turquie font partie de cette dernière catégorie.

 

Dans leurs commentaires, les auteurs du rapport considèrent le Maroc comme un pays modèle en matière d’énergies renouvelables, qui dispose de politiques climatiques ambitieuses, à l’instar d’Israël et de la Corée du sud, respectivement 38e et 31e du classement.

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Le rapport rappelle ainsi que le roi Mohammed VI a initié un débat national sur l'avenir de l'énergie il y a plus de dix ans, ce qui a abouti à une refonte fondamentale de la politique environnementale du Royaume, avec l’objectif de porter à 52% la part du renouvelable dans son mix énergétique en 2030.

 

«Les subventions aux combustibles fossiles ont été supprimées et remplacées par des programmes de transition énergétique. Par exemple, pour remplacer l'irrigation agricole au gaz par des pompes à énergie solaire, près de 40.000 pompes ont été installées à ce jour», souligne le rapport, citant Saïd Mouline, directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE).

 

Les auteurs ne manquent pas également de mettre en exergue le rôle de premier plan joué par le Maroc sur le continent, notamment à travers la formation d’experts africains en énergies renouvelables et en agriculture durable.

 

«L’AMEE a créé un centre de renforcement des capacités à Marrakech pour former des Africains d'autres pays dans des domaines tels que l'électrification renouvelable et le pompage durable pour l'agriculture», rappelle d'ailleurs le rapport du MIT.