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La croissance de la production mondiale de volaille de 2019 a conduit à une offre excédentaire au début de 2020, provoquant une forte baisse des prix de plus de 25%».

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Aviculture: un secteur résilient en manque de visibilité

Par Khalil Rachdi le 22/05/2022 à 21h53

Kiosque360. Face à la conjoncture internationale, le secteur avicole se montre résilient. Les professionnels, eux, s’inquiètent de la disponibilité des matières premières dans les pays producteurs, dont l’Ukraine. Cet article est une revue de presse de l’hebdomadaire La Vie Éco.

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«Le secteur avicole tient bon face aux perturbations», titre La Vie Eco dans sa livraison hebdomadaire. Face aux effets internes et externes qui touchent le monde et le Maroc, le secteur s’en sort indemne. Ainsi, une quasi-stagnation est constatée par rapport à l’année précédente au niveau de toutes les filières de production, de valorisation et de commercialisation.

 

Le contexte était pourtant défavorable à ce résultat. Après la crise sanitaire et la sécheresse qui a sévi dans le pays, le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne a anéanti les espoirs d’une reprise pour tous les secteurs, y compris avicole.

 

Pour autant, rien n’a vraiment changé pour le secteur qui affiche une quasi-stagnation, note l’hebdomadaire. Ainsi, au titre de l’année 2021, la production des viandes de la volaille (poulet de chair et dinde) a atteint 640.000 tonnes, en hausse de 1% seulement par rapport à 2020. Les œufs de consommation ont affiché quant à eux une production similaire l’année dernière, soit 5,5 milliards d’unités, poursuit la même source.

 

Le chiffre d’affaires du secteur enregistre, lui, une progression de 18% à 32,4 milliards de dirhams pour un montant d'investissements cumulés de 13,8 milliards et des emplois de 465 000 (+1% par rapport à 2020). De leur côté, les exportations se sont établies à 61 millions d’unités pour les œufs à couver et 3 millions pour les poussins de chair.

 

Par ailleurs, la flambée des prix des matières premières continue d’impacter les coûts de production de l’amont à l’aval. Une situation qui met à mal les éleveurs du secteur. A titre d’exemple, le prix du maïs, matière essentielle dans la composition de l’aliment de bétail, a plus que doublé entre l’année dernière et celle en cours.


Cette conjoncture inquiète les professionnels. «En plus du manque de visibilité sur l’évolution des prix des matières premières, nous nous inquiétons de la disponibilité de ces matières dans les pays producteurs», affirme Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole dans les colonnes de l’hebdomadaire.


A fin avril, les prix du poulet de chair ont enregistré une moyenne de 15 DH/kg vif départ ferme au lieu de 11 DH une année auparavant. Ceux de la dinde chair sont autour de 20,3 DH/kg vif départ ferme contre 18 DH en 2020. Quant aux prix des œufs de consommation, ils se situent à 0,86 DH/unité contre 0,80 DH en 2020.