Bourse: Après la croissance, les immobilières gâchent la fête

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Revue de presseKiosque360. Alors que les principaux indices commençaient à reprendre des couleurs, les mauvaises performances financières du secteur immobilier viennent assombrir le tableau.

Le 07/04/2015 à 05h58

Alors que la Bourse de Casablanca poursuivait son petit bonhomme de chemin et que les principaux indicateurs enregistraient une croissance, voilà que l’évolution des immobilières vient obscurcir le ciel. Le MASI qui cumulait jusqu’à 10% en performance, depuis le début de l’année, a subitement chuté jusqu’à 4% de gains. Selon l’Economiste dans sa livraison de ce mardi 7 avril, les secteurs de l’immobilier et du pétrole «ont fait trembler le marché» avec leurs bénéfices en berne.

Il souffle comme un vent de panique sur l’action Alliances, nous apprend le quotidien économique, notamment durant les cinq dernières séances. La perte cumulée depuis le début de l’année par la valeur atteint 66% et son cours en bourse n’est plus que de 95 dirhams. Selon la publication, le marché sanctionne des résultats décevants avec une perte abyssale de 969 millions de dirhams, à cause d’un pôle construction touchée par la crise. En réaction, Alliances prend des mesures en changeant le management et en opérant un cut-off de 5300 emplois. Au final, tout le monde attend le plan de restructuration promis par le management vers le mois de mai prochain.

Addoha s’en est mieux sorti qu’Alliances, mais ses profits ont tout de même chuté de 40% et la sanction a été immédiate. Par rapport au début de l’année, la valeur affiche une baisse de près de 17%. Pour sa part, la CGI va de mauvaise annonce en mauvaise annonce. En décembre, la société immobilière de la Caisse de dépôt et de gestion avait émis un «profit warning». Et trois mois plus tard, le marché apprend que même les avertissements sur le résultat ne tiennent pas la route. Puisqu’en réalité, au lieu des 4,5 milliards de dirhams de chiffre d’affaires que promettait la CGI, les réalisations ne seront que 2,2 milliards de dirhams. Et le résultat autour de 80 millions de dirhams est quatre fois moins important qu’en 2013. Si la valeur n’avait pas été suspendue de la cote pendant ces long mois où elle a demandé sa radiation, le cours se serait simplement effondré.

Par Karim Belmoudden
Le 07/04/2015 à 05h58