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Brexit: toujours pas d’alternative réaliste

Par Fayçal Ismaili le 20/08/2019 à 18h19

Kiosque360. Le président du Conseil européen estime que la proposition de Boris Johnson ne constitue pas "une alternative réaliste" au backstop.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk estime que la proposition présentée par Boris Johnson ne constitue pas "une alternative réaliste" à la clause de sauvegarde telle qu'elle a été approuvée en novembre par les négociateurs britanniques et européens sur le Brexit. C’est ce qu’on peut lire dans un article mis en ligne par le site du figaro.fr, en ce mardi 20 août.

 

Le 10 Downing Street a relancé la discussion en indiquant que, sans «la suppression du ''backstop'', il n'y a pas d'accord possible». Cette clause de sauvegarde ou "backstop" est destinée à éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, une fois consommé le divorce entre Londres et Bruxelles. Le Premier ministre britannique, qui a adressé une lettre à Donald Tusk dont le contenu a été publié lundi par ses services, pose l'abandon de cette clause comme condition préalable à la discussion d'un accord entre le Royaume-Uni et l'UE.

 

"Le backstop est une assurance destinée à éviter une frontière physique sur l'île d'Irlande en attendant qu'une alternative soit trouvée", écrit Donald Tusk sur Twitter. "Ceux qui sont contre le backstop et ne proposent pas d'alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d'une frontière, même s'ils ne l'admettent pas. "Boris Johnson juge que cette clause, qui cristallise l'opposition des "brexiters" à l'accord négocié par Theresa May, est «antidémocratique et porte atteinte à la souveraineté de l'Etat britannique». En outre, cela l'empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE, relève-t-il. Il propose de la remplacer par des dispositions alternatives d'ici la fin de la période de transition destinée à gérer en douceur la sortie britannique du bloc communautaire.