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Capital investissement: le manque d’incitations fiscales freine l’essor du secteur

Par Ismail Benbaba le 14/02/2018 à 22h44

Kiosque360. Le potentiel du capital investissement reste sous-exploité à cause du manque d’incitations fiscales. Les fonds étrangers dominent toujours le secteur, mais l’AMIC compte mener plusieurs initiatives pour attirer les investisseurs locaux.

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A fin 2016, le compteur du capital investissement affichait un total de 17 milliards de dirhams, nous apprend L’Economiste dans sa livraison du 15 février. Et d'ajouter que les sorties réalisées sur le marché boursier et les acquisitions stratégiques ont permis de valider le modèle de Private Equity marocain en tant qu’outil de financement qui a sa place. Soulignons que le secteur est actuellement marqué par la diversification de la gamme de fonds d’investissement via le lancement effectif du Fonds Innov Invest, dédié au financement des start-up innovantes et doté, au démarrage, de 500 millions de dirhams. Le journal indique que ce nouvel instrument s’ajoute aux fonds spécialisés dans les activités growth et capital development et de transmission.

 

L’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) se félicite d’ailleurs de l’initiative étatique et estime qu’elle pourrait avoir un effet d’entraînement auprès du privé. Il faut dire que l’essor de ce secteur reste bloqué, jusque-là, par deux facteurs. Le premier frein, qui concerne les droits d’enregistrement en cas de cession d’actions, vient d’être levé dans le cadre de la Loi de Finances 2018, qui a supprimé lesdits droits d’enregistrement. L’Economiste explique que cette mesure a pour objectif de dynamiser le marché des capitaux mobiliers. Cependant, il reste à régler le problème de la TVA appliquée aux frais de gestion, dans la mesure où cette TVA est toujours supportée par les investisseurs. Ainsi, les professionnels plaident pour un réaménagement de la TVA, qui se transforme en impôt sur le chiffre d’affaires, souligne le quotidien.

 

Force est de constater que les fonds étrangers dominent toujours le paysage, puisqu’ils représentent plus de 65% des montants engagés.

L’Economiste estime donc qu’il est grand temps d'orienter l’épargne nationale vers des outils d’investissement offrant des rendements attractifs. Pour attirer les investisseurs locaux, l’AMIC, en partenariat avec l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de prévoyance sociale (ACAPS) et les différents opérateurs, compte ainsi mener plusieurs initiatives visant à la mise en place d’un plan d’action.