Ce que coûte la pollution de l'air

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Revue de presseKiosque360. Le ministère du Transport a prévu plusieurs actions pour réduire de manière substantielle les émissions de CO2 et préserver la qualité de l’air. Le coût de la pollution de l’air représente 1% du PIB.

Le 18/06/2019 à 20h45

Le secteur du transport est connu pour être l’un des plus gros contributeurs d’émissions de CO2. Il émet à lui seul 23% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le coût de la pollution de l’air s’élève à 10 milliards de DH, ce qui représente 1% du PIB. C'est ce qu'on peut lire dans les colonnes du quotidien Aujourd'hui le Maroc, dans son édition du 19 juin.

Le ministère du Transport a prévu plusieurs actions pour réduire de manière substantielle les émissions de CO2 et préserver la qualité de l’air. A commencer par la fluidité de la circulation en accélérant la cadence de la réalisation des autoroutes, des voies express, des plateformes logistiques et le développement du secteur ferroviaire. S’agissant du secteur ferroviaire, il faut savoir que le rail émet 7 fois moins de CO2 qu’une voiture particulière. Le transport ferroviaire est un moyen de transport plus écologique que le transport aérien, routier ou maritime. L’ONCF s’est engagé à réduire de 10% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. L’Office a pris plusieurs mesures importantes ciblant les gares et ses bâtiments, les trains, les sous-stations électriques et le personnel.

Au niveau de la logistique, la stratégie nationale a pour objectif majeur une gestion rationnelle des flux de marchandises, en optimisant l’intervention des modes de transport routier et ferroviaire de façon à minimiser la consommation en produits pétroliers. Ce qui entraînera une meilleure gestion des flux de marchandises et une réduction de 35% des émissions de CO2 liées au transport de marchandises à l’horizon 2030. Il faut aussi signaler une réduction de la distance cumulée parcourue de 30% à l’horizon 2030.

Les autres projets importants du ministère du Transport pour réduire les GES portent sur les normes de dépollution, le système bonus-malus, l’étiquette écologique et le contrôle technique des émissions polluantes des véhicules. S’agissant des normes de dépollution, il est question d’apporter des modifications au niveau des seuils acceptables des émissions polluantes. Pour les voitures de tourisme M1, il y aura un passage de la norme Euro 4 à Euro 6b. Cette mesure devrait entrer en vigueur à partir du 31 décembre 2022.

Par Fayçal Ismaili
Le 18/06/2019 à 20h45