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CNSS: 15.000 entreprises ont cessé d’être déclarées à fin 2020

Par Ismail Benbaba le 30/09/2021 à 22h15

Kiosque360. La crise sanitaire a eu un impact très significatif sur les affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Selon l’Observatoire marocain des TPME, plus de 15.000 entreprises ont cessé d'être affiliées à fin 2020.

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Aujourd’hui Le Maroc, qui s’intéresse au sujet dans sa publication de ce vendredi, indique qu’on constate un recul important du nombre d’affiliés auprès de la CNSS, qui a atteint un creux à fin avril 2020, avec une baisse de 48,3% en glissement annuel.

 

Le journal ajoute qu’il en est de même pour les emplois déclarés auprès de la Caisse qui ont enregistré une baisse de 35,4%, soit 899.844 salariés. «Cette situation s’explique par les arrêts temporaires ou définitifs des activités de plusieurs entreprises dus à la crise pandémique. Ces régressions recouvrent des niveaux différenciés au plan régional, sectoriel et par classe d’effectifs.

 

Pour ce qui est des actes d’affiliation à la CNSS, les baisses les plus importantes ont été enregistrées au plan régional, au niveau de la région de Drâa-Tafilalet (56%), suivie de Marrakech-Safi (53%), de Rabat-Salé-Kénitra (49%) et de Casablanca-Settat (47%)», explique le journal, qui se base sur le rapport annuel de l’Observatoire de la TPME.

 

Au sujet des effectifs, les baisses les plus importantes portant sur les acres d’affiliation à la CNSS ont concerné les entreprises dont l’effectif est compris entre 0 et 10 employés avec 53,5%, les entreprises disposant de plus de 500 employés ayant connu une baisse de 8,2%. «Au niveau sectoriel, les plus importantes baisses ont concerné les secteurs de l’hébergement et restauration, les activités de services administratifs et de soutien et la construction, soit respectivement 87,2%, 61,9% et 56,6%. S’agissant des emplois déclarés, les baisses les plus importantes ont été enregistrées au plan régional, au niveau de la région de Drâa-Tafilalet (51%), suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (47%), de Casablanca-Settat (33,2%) et de Rabat-Salé- Kénitra (27,8%)», détaille le journal.

 

On apprend que depuis le début de la pandémie, les entreprises ayant cessé d’être déclarées à la CNSS se sont chiffrées à 15.266 à fin 2020, employant 48.614 salariés. «29,5% de ces entreprises relèvent de la région Casablanca-Settat, 19,3% de la région Marrakech-Safi, 11,8% de Rabat-Salé-Kénitra, 9% de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 6,6% de la région Souss-Massa, 5,1% de la région Drâa-Tafilalet», note-t-on.

 

Soulignons que les entreprises les plus concernées par la cessation d’affiliation à la CNSS sont celles disposant de 2 à 5 ans d’ancienneté avec une proportion de 46,1%, suivies des entreprises dont l’ancienneté est supérieure à 10 ans et celles avec une ancienneté comprise entre 6 et 10 ans, avec des parts respectives de 27,8% et 26,1%.

 

Sur le plan sectoriel, on note que les secteurs d’activités les plus touchés sont l’«hébergement & restauration» avec une part de 18,4% des entreprises. Le rapport montre que parmi les secteurs les moins touchés figurent l’industrie manufacturière avec une part de 4,11%, la «santé humaine et action sociale» (2%), l'enseignement (1,83%), «l'information et la communication» (1,72%), les activités immobilières (1,40%), les «arts, spectacles et activités récréatives» (1,35%), les «activités financières et d’assurance» (0,77%).

 

Soulignons que l’Observatoire marocain de la TPME signale dans son rapport que le déconfinement a eu un impact immédiat à la fois sur le nombre d’entreprises affiliées et sur les déclarations des emplois. «Le nombre des actes d’affiliation s’est redressé pour atteindre, en juillet 2020, un niveau quasi similaire à celui du même mois de 2019, pour l’ensemble des entreprises, à l’exception de celles opérant dans les régions de Drâa-Tafilalet et Marrakech-Safi qui ont terminé l’année avec des baisses, respectivement, de 1,1% et 4,6%», indique le quotidien, ajoutant que le rapport signale également que les secteurs de l’«hébergement et restauration» et des «activités de services administratifs et de soutien» ont terminé l’année avec des baisses, respectivement de 13,2% et 5,2%.