Conjoncture économique: le HCP table sur une reprise poussée de la demande intérieure en 2021 | www.le360.ma

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Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan

Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan.

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Conjoncture économique: le HCP table sur une reprise poussée de la demande intérieure en 2021

Par Ismail Benbaba le 19/07/2021 à 19h43

Kiosque360. Le HCP vient de livrer ses projections pour le cap 2021-2022. Globalement, Ahmed Lahlimi est optimiste sur plusieurs points, en dépit de l’incertitude liée à la crise sanitaire.

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Aujourd’hui Le Maroc revient, dans sa publication du jour, sur les toutes dernières prévisions livrées par le Haut-commissariat au Plan sur la conjoncture économique du Maroc. Dans son mot introductif du budget exploratoire 2022, Ahmed Lahlimi estime que l’endettement du Maroc se situe à des niveaux encore gérables et que des solutions sont possibles pour en réduire le poids sur le potentiel de croissance marocain ou tout au moins d’en innover, dans ce sens, le mode de gestion.

 

D’ailleurs, le haut-commissaire au Plan souhaite qu’un débat soit ouvert sur cette question, et ce dans le cadre de la réflexion sur la souveraineté économique. Selon le HCP, le déficit budgétaire maintiendra son niveau élevé, entraînant ainsi une nouvelle augmentation de la dette publique, qui serait couverte principalement par le recours au marché domestique et, dans une moindre mesure, par la mobilisation des financements extérieurs. «L’État envisage la mobilisation de l’épargne des ménages en complément de ses sources de financement. Cette opération d’emprunt national devrait générer en 2021 des recettes de 5 milliards de dirhams», indique le HCP dans son budget exploratoire.

 

Le quotidien souligne aussi que l’encours de la dette du Trésor continuerait d’augmenter pour frôler le seuil de 77,3% du PIB en 2021 après 76,4% en 2020. «Dans ces conditions, et tenant compte de la part de la dette extérieure garantie qui devrait afficher en 2021 une légère atténuation pour se situer à 15,4% du PIB comparativement à la moyenne de 16,2% durant la période 2015-2020, le ratio de la dette publique globale devrait s’accentuer pour passer de 92,5% du PIB en 2020 à 92,7% en 2021», poursuit le HCP.

 

En ce qui concerne l’agriculture, le HCP note que pour 2021, le rebondissement de l’économie nationale est porté par le secteur primaire, ajoutant que les performances agricoles boostent la croissance économique du pays qui devrait atteindre un accroissement de 5,8% contre une décroissance de 6,3% en 2020. On apprend aussi que le secteur primaire devrait enregistrer un rebond de l’ordre de 17,5% en 2021 au lieu d’une baisse de 6,9% enregistrée en 2020 et marquerait ainsi une contribution positive à la croissance du Produit intérieur brut (PIB), estimée à 2 points contre une contribution négative de 0,8 point enregistrée en 2020.

 

De leur côté, les activités non agricoles devraient afficher une croissance positive de l’ordre de 4,1% contre une baisse de 6% enregistrée en 2020. Le HCP anticipe aussi une reprise poussée de la demande intérieure en 2021, fait remarquer Aujourd’hui Le Maroc, indiquant qu’elle devrait s’accroître de 6,4% en volume, après avoir affiché une baisse de 6% en 2020. Notons que sa contribution à la croissance économique serait de 6,9 points au lieu d’une contribution négative de 6,5 points en 2020. «La consommation des ménages devrait s’accroître de 3,1% en volume après une baisse de 4,1% enregistrée en 2020. Sa contribution à la croissance économique serait de 1,8 point, après une contribution négative de 2,3 points en 2020. Pour ce qui est de la consommation finale nationale, elle devrait connaître une croissance positive de 3,7 % au lieu d’un repli de 2,5% en 2020 contribuant positivement à la croissance de 2,9 points au lieu d’une contribution négative de 2 points en 2020», précise le HCP, qui table également sur une légère atténuation des besoins de liquidité bancaire.

 

Par ailleurs, sur le nouveau modèle de développement, le journal indique que Ahmed Lahlimi estime que les retombées d’un tel débat sauront apporter au nouveau cycle de croissance une réelle valeur ajoutée de nature participative, sociétale, psychologique et donc économique.