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Crédits immobiliers: les raisons d’un essoufflement

Par Fayçal Ismaili le 26/08/2016 à 00h20

Kiosque360. La distribution des crédits immobiliers affiche de meilleures performances que celles des autres rubriques. Même si cela reste loin des années fastes!

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L’encours des crédits immobiliers s’est établi lors du premier semestre à 185 milliards de dirhams, soit une croissance de 3,1%.

 

Globalement, les crédits distribués durant la même période n’ont avancé que de 1%, à 792 milliards de dirhams. Selon l’hebdomadaire La Vie Eco daté du vendredi 26 août, le taux de croissance des crédits immobiliers est loin de ses meilleures années. Rien qu’en 2012, la croissance des prêts acquéreurs avoisinait les 10%.

 

C’est à partir de là que le déclin a commencé, mais c’est la rubrique qui affiche les meilleures performances. Cela pourrait s’expliquer par les baisses répétitives du taux directeur par la Banque centrale et, par conséquent, le taux d’intérêt moyen qui s’établit à fin 2015 à 5,21%, rapporte la publication.

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Un banquier, cité dans les colonnes de l’hebdomadaire, explique que les taux continuent de baisser cette année. C’est un moyen aussi pour les banques d’attirer plus de clientèle et de grignoter quelques parts de marchés. Les promoteurs, de leur côté, et pour mieux profiter de cette tendance, signent des conventions avec des banques pour proposer des offres complètes.

 

Selon Bank Al-Maghrib, près de 70% des crédits octroyés en 2015 étaient assortis à des taux inférieurs à 6%. Mais la distribution des crédits demeure à un niveau faible par rapport aux années précédentes. Ceci trouve son origine dans les choix commerciaux des banquiers qui privilégient une petite catégorie de clients.

 

Pour les autres, les choses s’avèrent plus dures et ils sont très nombreux. Une étude du ministère de l’Habitat démontre que parmi les non-demandeurs de logement, 44% d’entre eux se justifient par manque de moyens. Si ces personnes veulent avoir un logement, il faut une offre moins chère, chose qui devient impossible dans les grandes villes notamment, selon le journal. La seule fois où les promoteurs peuvent faire un effort sur les prix, c’est quand il s’agit d’un déstockage ou d'un produit invendable.