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Leila Farah Mokaddem, représentante de la BAD au Maroc.

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Dette: la BAD a accordé plus de 1,1 milliard de dollars au Maroc en 8 mois

Par Le360 (avec MAP) le 24/07/2020 à 15h59 (mise à jour le 26/07/2020 à 16h58)

Les investissements de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc, premier client de l’institution financière, ont atteint plus de 1,1 milliard de dollars durant les 8 derniers mois, selon Leila Farah Mokaddem, la représentante résidente dans le Royaume.

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«Le Maroc est un pays avec lequel nous entretenons d’excellentes relations depuis plus de cinquante ans. Avec près de 170 opérations pour un engagement total de plus de 10 milliards de dollars dans divers secteurs stratégiques, le Maroc est un partenaire clé de la Banque. Ne serait-ce que ces huit derniers mois, cinq nouvelles opérations ont vu le jour pour plus de 1,1 milliard de dollars de financement», a souligné Leila Farah Mokaddem, la représentante résidente de la BAD dans le Royaume, dans une interview exclusive accordée à la MAP.

 

La dernière opération en date de 264 millions d’euros vise à aider le pays dans sa riposte sanitaire et économique face à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), a-t-elle rappelé, relevant que la BAD appuie, à travers cette opération, les efforts du gouvernement pour renforcer le processus de dépistage et préserver des effets de la crise 4,3 millions de ménages du secteur informel et 800.000 salariés affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

 

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«Par le biais de ces mesures, nous nous attendons à préserver 75% des emplois affectés par la crise», a précisé la représentante résidente de la BAD au Maroc. Elle fait aussi état de 200 millions de dollars qui soutiendront le renforcement et l’élargissement de la protection sociale au Maroc. Et de soutenir: «Cela permettra d’étendre la couverture sociale aux personnes en situation de handicap, aux enfants et aux femmes vulnérables. L’objectif est de passer d’un taux de couverture d’assurance maladie obligatoire d’environ 60% de la population en 2018 à plus de 80% en 2023. On en voit bien l’importance en ce moment de crise sanitaire».

 

Leila Farah Mokaddem a également fait savoir que 245 millions d’euros ont été mobilisés pour financer le programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale en vue notamment de raccorder au réseau électrique plus de 16.000 ménages, répartis dans 720 villages à travers le Royaume, ajoutant que deux nouveaux projets viennent accentuer la dimension inclusive de l’action de la Banque au Maroc.

 

Dans ce sens, elle a indiqué que 220 millions de dollars ont été accordés au Royaume pour financer le programme d’appui à la compétitivité industrielle des régions, avec comme objectif de développer les territoires grâce à de nouvelles infrastructures industrielles afin de renforcer la contribution des régions au processus national d’accélération industrielle.

 

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Aussi, 100 millions d’euros ont été débloqués en faveur du Fonds d’équipement communal pour mettre en place de nouvelles activités industrielles et améliorer la qualité des services publics en zones rurales, a relevé Leila Farah Mokaddem.

 

S’agissant des résultats de ces investissements, la représentante de la BAD au Maroc a fait remarquer qu’entre 2008 et 2018, 3,5 millions de personnes ont eu un accès amélioré à l’eau potable et à l’assainissement, et 8,5 millions de personnes (dont plus de 4 millions de femmes) ont bénéficié de meilleurs services de santé.

 

Dans le secteur de l’énergie, si stratégique, près de 7 millions de personnes se sont vues raccorder au réseau électrique, a-t-elle fait valoir, notant que 16 millions de personnes ont pu disposer d’un meilleur accès aux infrastructures de transport.

 

«C’est une fierté pour la Banque d’évoquer ces résultats, car, en définitive, nous avons pu contribuer à améliorer les conditions de vie de millions de Marocains», a conclu la représentante résidente de la BAD au Maroc.