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Economie collaborative: quel avenir au Maroc?

Par Sanae El Asrawi le 29/09/2016 à 00h00

Kiosque360. Le monde semble doucement passer de la “possession” au “partage”. Le Maroc n'échappe pas à la tendance et, malgré de sérieux manques, le “sharing economy” se développe. Les détails.

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La vague de partage déferle sur l'économie au Maroc et dans le monde, écrit Aujourd'hui le Maroc dans son édition du jeudi 29 septembre. De plus en plus d'internautes sont ainsi adeptes de l'économie du partage. Le nombre des utilisateurs des sites et des applications mobiles qui y sont dédiés le prouve. C'est une économie d'avenir, d'après les experts. La Silicon Valley l'a bien compris, soutenant les entrepreneurs, dans tous les secteurs, pour intégrer cette dimension collaborative dans leur business model.

 

Au Maroc, les textes de loi sont souvent mal adaptés aux auto-entrepreneurs et aux nouvelles start-ups. Les politiques doivent s'impliquer à divers niveaux et les entreprises, qui misent sur cette économie, doivent faire de la transition écologique, non pas un argument de vente, mais un objectif. Surtout que le contexte de crise et le contexte écologique ont incité les gens à chercher des services et des biens moins coûteux, tout en pensant aux enjeux écologiques.

 

Cela dit, les plateformes et les projets dédiés à l'économie du partage fleurissent au Maroc. Parmi eux, Dinim3ak, un site de covoiturage. D'après les créateurs de cette start-up, covoiturer est un geste citoyen pour notre environnement qui consiste à réduire les émissions de C02 et la consommation de carburant en réduisant le nombre de voitures sur les routes. “Il s'impose de plus en plus sur de longs trajets réguliers de type domicile-travail. En partageant les frais avec le conducteur et les autres passagers, l'utilisateur est sûr de faire des économies pour ses déplacements”, affirme l'équipe Denim3ak.

 

Dans le même sens, les espaces de coworking fleurissent autant que les start-ups fondées sur le concept de l'économie participative. Dare Space, 7ay, New York, Lab et autres offrent en même temps des espaces de travail partagés, des réseaux professionnels et des carnets d'adresse.

 

Même les méthodes de financement ont connu cette mutation collaborative. Malgré l'absence, là aussi, d'un cadre juridique, le crowdfunding ou le financement participatif, basé sur une solidarité entre les particuliers où chacun, dans la mesure de ses moyens, met la main à la poche pour aider à concrétiser le projet d'un autre, a réalisé une montée grâce à des plateformes comme Smala&Co. Des sites de brocante, des e-vide dressing ou vide-grenier, des plateformes de partage de taxis, d'échange de livres … Bref, rien ne se perd, tout se revend, se loue et se partage...