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Constructions immobilières. (Photo d'illustration)

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Immobilier: l’offre sur le marché résidentiel en baisse, les prix augmentent légèrement

Par Safae Hadri le 25/05/2022 à 15h24

Sur les trois premiers mois de cette année 2022, la crise économique semble avoir eu un effet sur la dynamique immobilière. Une légère hausse des prix a été enregistrée pour le marché du résidentiel.

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Le prix des biens immobiliers à usage d’habitation ont enregistré une légère hausse au premier trimestre 2022. C’est en tout cas la tendance observée par la plateforme d’intermédiation immobilière Mubawab, qui indique que le prix moyen au m² des appartements au Maroc s’est situé aux alentours de 10.300 dirhams durant cette période.

 

Globalement, l’offre sur les appartements neufs et anciens a baissé de -2%, à l’inverse de la demande qui a augmenté de 11,5% sur le premier trimestre, indique la plateforme dans son dernier guide de décryptage du marché immobilier marocain.

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En effet, la baisse des prix de l’ancien et du neuf, constatée en glissement trimestriel à fin 2021 a été corrigée en 2022. Les prix des villas anciennes ont ainsi augmenté de 1% alors que ceux des appartements anciens ont augmenté de 8%. En glissement annuel, le prix global de l’ancien s’est apprécié de 2% avec une hausse de 3% pour les appartements et une baisse de 1% pour les villas, détaille Mubawab.

 

Le neuf suit la même tendance haussière

Le prix du neuf s’aligne sur les mêmes tendances que celui de l’ancien. Au premier trimestre 2022, le prix global du neuf s’est apprécié de 6%, avec une baisse de 5% pour les villas et une hausse de 8% pour les appartements. En glissement annuel, le prix global du neuf a connu en moyenne un bond de 10%, résultat d’une baisse de 1% pour les villas et une hausse de 10% pour les appartements.

 

Le premier trimestre 2022 se clôture avec une hausse de l’Indice Mubawab des Prix qui enregistre une prise de valeur de 1,57% par rapport à février 2022. «Actuellement, nous sommes au même niveau de prix qu’en juin 2019, avec une hausse en valeur de 4,41% par rapport à la même période de l’année précédente, soit le gain de 4 points de l’IPM», soulignent les auteurs du guide.

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Agadir, Rabat, Dar Bouazza et Fès sont les villes avec les prix les plus stables pour les appartements, enregistrant des évolutions de prix minimes comprises entre -1% et +1%.  Pour les villas, ce sont les villes de Casablanca, Témara et Rabat qui font preuve d’une certaine stabilité dans les prix pour ce premier trimestre, avec des évolutions comprises entre +/- 4%. 

 

Légère baisse prévue durant les prochains mois

Il est prévu que les prix des villes de Casablanca et Rabat évoluent différemment au mois de juin 2022. Pour Casablanca, il est prévu que les prix des appartements connaissent une faible augmentation. A l’inverse, pour Rabat, il est prévu que les prix baissent de 0,84%.  La tendance pour la ville d’Agadir suit le même schéma que pour la ville de Rabat. Ainsi, au mois de juin 2022, il est prévu que les prix des appartements connaissent un repli de 2,43%.

 

Les analystes de Mubawab notent cependant que les résultats peuvent être fluctuants et ne pas suivre la tendance indiquée au vu de l'instabilité du marché et du contexte actuel. «Outre les évolutions des prix dans les villes et l’analyse de la dynamique du marché immobilier sur le digital, l’offre et la demande sont également des indicateurs intéressants sur lesquels nous nous penchons pour enrichir notre analyse. Ainsi, il ressort que l’offre a connu une baisse de 3,95% durant le premier trimestre 2022. La demande, quant à elle, s’est dépréciée de 1,2%», explique Kevin Gormand, CEO et co-fondateur du groupe Mubawab.

 

Par ailleurs, il existe un dernier indicateur à surveiller pour la plateforme d’intermédiation immobilière à savoir le potentiel de croissance dans les villes principales. «Ce premier trimestre, le potentiel de croissance est toujours existant, c’est-à-dire que la proportion de la demande par rapport à celle de l’offre est avantageuse pour de nouvelles opportunités de croissance. Par exemple, sur la seule ville de Marrakech, la demande est presque 3 fois plus importante que l’offre», conclut Kevin Gormand.