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Indéxation: Le gouvernement met les Marocains face aux fluctuations des marchés pétroliers

Par Mohamed Chakir Alaoui le 05/09/2013 à 21h35 (mise à jour le 06/09/2013 à 19h21)

Tout le monde en parle ! La signature du décret relatif à l'indexation des prix du carburant occupe toutes les Une de la presse nationale.

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Soumis à des considérations internes et externes, le gouvernement à été contraint d'activer l'application, dès le 16 septembre courant, de l'indexation des prix de pétrole à la pompe, et ce deux fois par mois. Cette décision laisse présager une hausse des prix de ces produits sur le marché local, affirme la presse de ce vendredi. Selon le gouvernement, cette indexation pourrait effectivement entraîner une légère hausse des prix, mais avec la probabilité,à terme, d'une tendance baissière au cas où les prix du baril viendraient à fléchir.

Pour Al Khabar, ce sont des "éléments internes fondamentalement liés à l'aggravation du déficit de la Caisse de compensation, déficit accusant 14 milliards de dirhams au mois d'août, qui ont été à l'origine de la mise en place de ce système". Le journal observe que les dettes de la Caisse de compensation envers ses créanciers se sont maintenues, en juillet, à 9 milliards de dhs dont 57% concernent les dettes des fournisseurs de produits pétroliers.



Pour sa part, Assabah rapporte que le premier volet de cette indexation précise que les "prix à la pompe ainsi que celui du fuel sont fixés lors des deux premiers jours du mois et du 16ème jour de la même période". "Dans son second volet, la mesure précise qu'une révision des prix à l'échelon local interviendra en cas de hausse ou de baisse tendancière sur les marchés mondiaux", rapporte encore le journal Assabah proche des milieux d'affaires. Al Massae, quant à lui, se démarque, estimant que cette "mesure pourrait avoir des répercussions graves sur la paix sociale au Maroc".

 

Une conjoncture difficile

 

Depuis que le gouvernement a décidé de diminuer son soutien aux produits pétroliers, une série de questions se posent quant aux raisons ayant véritablement conduit à cette décision. Benkirane est resté silencieux sur ce dossier signé le 19 août. En ce qui concerne la conjoncture, le gouvernement a choisi un moment difficile de flambée des prix sur les marchés mondiaux où le prix du baril a dépassé les 115 dollars, ce qui correspond à un plancher élevé quand on sait que la loi des finances s'est basée sur le prix prévisionnel de 105 dollars le baril.