La campagne agricole n’est pas encore compromise

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Revue de presseKiosque360. Il est toujours possible de rattraper la campagne agricole. Il faut, cependant, que la pluviométrie du printemps soit au rendez-vous. Avec l’irrigation, 60 millions de quintaux de céréales sont sécurisés.

Le 27/03/2019 à 23h13

Les professionnels de la céréaliculture sont optimistes. Ils prévoient de réaliser une récolte moyenne se situant aux alentours de 60 millions de quintaux, essentiellement dans les périmètres irrigués. Justement, «les barrages à usage agricole affichent un taux de remplissage de plus de 60%». D’autant que le pays a enregistré de fortes chutes de neige. «Ce qui constitue un bon réservoir d’eau». A cela, il faut ajouter que la campagne agricole a bénéficié de pluies «précoces et abondantes» en automne et au début de l’hiver. Il s’en est suivi une vague de froid qui a eu comme effet de «ralentir la croissance de certaines cultures, dont les céréales, mais de maintenir l’humidité dans les sols». D’où la prédominance de la verdure, actuellement, dans les campagnes.

Selon le journal, la situation pourrait même s’améliorer avec le retour des pluies, à condition que les semailles soient au rendez-vous. Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement ont été déployées, précise le journal, avec une offre de 2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées à des prix subventionnés et l’approvisionnement du marché des engrais avec 680.000 tonnes, également à des prix bonifiés. Même chose pour le financement avec «un traitement diligent et approprié des demandes par le groupe Crédit Agricole». Un suivi permanent de l’évolution de la campagne agricole sera observé pour prendre les mesures additionnelles nécessaires, le cas échéant.

L’Economiste assure que le secteur irrigué est un levier de croissance du PIB agricole. Même s’il représente 15% des superficies, il contribue pour 45 % en moyenne à la valeur ajoutée agricole et intervient pour 75 % des exportations.

L’optimisme est de mise chez les agriculteurs, assure le quotidien qui relève que les dernières précipitations qu’ont connues plusieurs régions agricoles pourraient permettre de «redresser les projections de l’actuelle campagne, d’autant plus que les pluies du printemps s’avèrent déterminantes».

Le journal cite un professionnel de la zone des Doukkala, considérée comme étant le premier grenier du pays, qui espère une poursuite et une intensification des précipitations dans les prochaines semaines. Les agriculteurs de la région, les petits éleveurs en particulier, pourraient alors améliorer leur situation.

Par Rachid Al Arbi
Le 27/03/2019 à 23h13