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La reconversion des dettes en actions boursières: une alternative pour sauver la SAMIR

Par Mouna Qacimi le 10/07/2016 à 23h30

Kiosque360. Certains créanciers proposent une reconversion de leurs dettes en valeurs mobilières. Une option qui pourrait leur permettre de récupérer leur dû.

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La SAMIR pourrait éventuellement être sauvée. En effet, des solutions alternatives pour surmonter ses dettes abyssales sont désormais envisagées. Certains créanciers proposent ainsi la reconversion des dettes en actions en bourse. Cela passera nécessairement par une participation  des créanciers au Conseil d'administration de la raffinerie de Mohammédia, ce qui changera la gestion opérationnelle de la raffinerie. Il ne sera plus question de prendre des décisions susceptibles de mettre l'activité en péril, rapporte L'Economiste dans son édition de ce lundi 11 juillet.


D'après le journal, la reconversion des dettes de la SAMIR auprès de ses créanciers devrait également passer par un changement au niveau du tour de table de la raffinerie de Mohammédia. A ce jour, la holding Corral, dirigée par Al Amoudi, est majoritaire dans le capital de la SAMIR. Seul hic: troquer une dette contre un action en bourse est une opération techniquement complexe. Il faut ainsi déterminer et mesurer plusieurs critères avant d'acter une telle opérations. Exemple: il faudra valoriser l'action SAMIR suspendue depuis près d'un an déjà. Selon les sources juridiques de L'Economiste, même si cette option reste très difficile à mettre en place, cela reste une bonne alternative pour les créanciers. Ceci, car il faut rappeler, si la SAMIR devait être liquidée, les créanciers pourraient tout perdre ou, dans le meilleur des cas, ne recevoir qu'une petite part de leur dû. Autant dire des miettes! Aussi, même si un repreneur se déclare, il ne pourra-t-il jamais rembourser tous les actionnaires de la SAMIR(Administration des douanes, Impôts, fournisseurs, banques, fonds d'investissement...). Il faut noter, par ailleurs, que la dette de la raffinerie a atteint la somme effarante de 43 milliards de dirhams.

 

Selon une source de L'Economiste, pour que la conversion des dettes en valeurs mobilières se fasse, il faudra que les créanciers se constituent en consortium, avec un chef de file qui soit un industriel maîtrisant parfaitement le secteur. Cette configuration a plusieurs avantages. Les banques, dans ce cas, seraient notamment mises en confiance et pourraient éventuellement accepter de rééchelonner la dette de la raffinerie.