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Bank Al-Maghrib
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Le déficit de liquidités atteint des sommets

Par Rachid Al Arbi le 25/09/2019 à 22h57

Kiosque360. Le besoin de liquidités tutoie les 100 milliards de dirhams. Bank Al-Maghrib a décidé de baisser la réserve obligatoire pour donner de l’oxygène au marché à travers l’injection de 11 milliards de dirhams. Les détails.

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Le niveau du déficit de liquidités est devenu si important qu'il a conduit Bank Al-Maghrib à baisser de 2 points la réserve obligatoire.

 

C’est ce que rapporte L’Economiste dans son édition de ce jeudi 26 septembre. Pour le journal, la réduction à 2% du taux de la réserve des banques que détient la banque centrale va permettre l’injection directe de 11 milliards de dirhams. A cette donne s’ajoute la réactivation des opérations de swap de devises. 

 

Le quotidien nous apprend que l’institut d’émission a injecté près de 4,3 milliards de DH dans ce cadre. Il constate que le besoin de liquidités frôle désormais les 100 milliards de dirhams, en moyenne hebdomadaire. Il est progressivement passé de 78,6 milliards en juillet à 95,5 milliards en août.

 

Face à cette aggravation, BAM a augmenté ses interventions avec un volume des injections passant de 77,7 milliards à 97,1 milliards durant les deux mois. Ceci dit, le journal note que la banque centrale prévoit une réduction à 77,6 milliards de dirhams du déficit d’ici fin 2019, avant de s’aggraver davantage en 2020 à 96 milliards de dirhams. 

 

L’Economiste va même jusqu’à pronostiquer une révision à la baisse du taux directeur dès décembre prochain si la situation n’évolue pas.

 

BAM dispose, en effet, d’une certaine latitude en raison de la situation de l’inflation à 1,2% à horizon 2020 pour relancer les crédits. L’accroissement du crédit s’est accéléré à 4,5% dont 3,7% de hausse des prêts au secteur non financier durant deuxième trimestre 2019. Si le rythme de progression cette catégorie de crédits se stabiliserait à 3,7% en 2019, il devrait, comme l’affirme le quotidien, gagner 1 point de pourcentage en 2020.

 


L’Economiste attribue ces tensions sur la liquidité notamment à «la stabilisation du rythme de la croissance des dépôts à vue», mais aussi à l’accélération du recours à la monnaie fiduciaire et surtout à la diminution des réserves internationales nettes.