Le prix du poulet a du plomb dans l'aile

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Revue de presseKiosque360. Alors qu’elle est achetée dans les fermes entre 8 et 10 dirhams le kilogramme, la volaille est revendue sur le marché à 10,37 dirhams. Une baisse drastique qui s’explique par l’abondance de l’offre, mais qui repose surtout la problématique de la régulation de ce marché.

Le 01/03/2017 à 00h18

Ces dernières semaines, le prix du poulet a connu une baisse au Maroc. Il est même descendu à 10,73 dirhams le kilogramme, et ce n’est pas fini… C’est ce qu’on peut lire dans les colonnes du quotidien Aujourd’hui Le Maroc de ce mercredi 1er mars. L’Association nationale des producteurs des viandes et volailles (APV) explique que, depuis le 4e trimestre 2016, les éleveurs de poulet souffrent d’une conjoncture difficile suite à la chute importante des prix. «Ceux-ci ont subi une lente et inexorable érosion depuis le mois d’août, au fur et à mesure de la disparition des effets négatifs des dégâts enregistrés en début de l’année dernière sur les troupeaux des reproducteurs», justifie le quotidien.

Ainsi, les mises en place de poussins ont fortement augmenté durant 2016, passant d’une moyenne de 8 millions en début d’année à presque 11 millions en décembre. C’est une progression trop rapide et trop optimiste quant à la capacité du marché à absorber cette production pléthorique. Conséquence, les cours sont passés à une moyenne de 14,23 DH/kg durant les quatre premiers trimestres de 2016 à 11,40 DH/kg durant le dernier trimestre et à 10,37 DH/kg en janvier 2017.

Ces niveaux de prix, loin de couvrir les coûts de production, entraînent des arriérés de paiement importants chez les éleveurs, auprès des fournisseurs des aliments composés. Le risque de cessation de paiement est de plus en plus envisageable si cette conjoncture se poursuit encore pour quelques mois. Ces crises récurrentes du secteur reposent l’éternelle problématique de ce marché, à savoir l’absence d’un mécanisme de régulation de la production à même de modérer les montées de production suite à une conjoncture favorable.

Par Fayçal Ismaili
Le 01/03/2017 à 00h18