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L'endettement des ménages en augmentation

Par Fayçal Ismaili le 24/07/2018 à 23h48

Kiosque360. Le dernier rapport de Bank Al-Maghrib sur la supervision bancaire révèle un niveau d'endettement moyen par ménage consolidé de 800 dirhams.

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323 milliards de dirhams. Ce chiffre représente l'encours de la dette bancaire des ménages à fin 2017. Un endettement en hausse de 4,4% par rapport à 2016. Ainsi, le niveau d'endettement moyen par ménage se serait consolidé de 800 dirhams. Il s'est situé, en 2017, à 41.000 dirhams, rapporte Aujourd'hui le Maroc qui, dans sa livraison du 25 juillet, consacre un article à l'enquête réalisée par Bank Al-Maghrib et relayée dans le rapport annuel sur la supervision bancaire.

 

Cette enquête permet à la banque centrale d'assurer le suivi de l'endettement des ménages auprès des établissements de crédits dans ces deux composantes: crédits à l'habitat et à la consommation. Elle lui permet par ailleurs d'appréhender le profil des bénéficiaires de ces crédits selon divers critères. L'enquête menée en 2017 démontre que l'encours de la dette des ménages a représenté près de 36% des concours distribués par les établissements de crédit. Les banques en détiennent 85%. Un niveau similaire observé en 2016 et représentant 30% du PIB.

 

Se référant à ces statistiques de Bank Al-Maghrib, les crédits aux ménages sont orientés principalement vers les besoins de financement de logement. La banque centrale relève ainsi une part de 64% stable par rapport à ce qui a été observé une année plus tôt. Les salariés et les fonctionnaires sont les premiers bénéficiaires du crédit à l'habitat. Ils détiennent des parts respectives de 48% et 34%. Les artisans et les commerçants représentent 14% des bénéficiaires, contre une part de 3% pour les personnes exerçant une profession libérale.

 

Le profil des bénéficiaires par revenu démontre que la part des dossiers des personnes percevant un salaire inférieur à 4.000 dirhams a baissé d'un point en 2017, revenant ainsi à 32%. En parallèle, la part des personnes ayant des revenus supérieurs à 10.000 dirhams s'est légèrement appréciée pour se situer à 30%.