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Un appel d'offre a été lancé pour l'étude préalable au nouveau gazoduc de 300 kilomètres reliant Tanger à Casablanca.

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Les institutions financières arabes pourraient financer le gazoduc Maroc-Nigeria

Par Fayçal Ismaili le 18/04/2017 à 23h54 (mise à jour le 19/04/2017 à 03h10)

Kiosque360. L'implication des institutions financières arabes pourrait accélérer le calendrier de réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation de plus de 10 milliards de dollars.

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Le message royal adressé à la réunion annuelle des institutions financières arabes, à Rabat, a remis sur orbite le méga projet du gazoduc entre le Nigeria et le Maroc. Il s'agit d'un modèle de coopération Sud-Sud, devant bénéficier du soutien des instances financières arabes, a indiqué le souverain dans une lettre lue par Mohamed Boussaid, ministre des Finances, nous annonce l'Economiste dans son édition du 19 avril.

 

Cette nouvelle donne va relancer le projet, car l'implication des institutions financières arabes va accélérer le calendrier de réalisation de ce projet qui nécessite la mobilisation de plus de 10 milliards de dollars. Si le projet est sous-marin, il faudra compter le double, précise un financier. Toutefois, Mohamed Boussaid relativise les choses dans une déclaration à l'Economiste. Il rappelle que le gazoduc est venu comme une orientation de Mohammed VI dans sa lettre adressée à ces institutions. Bien entendu, ce n'est pas à ce niveau que la discussion va démarrer, mais l'organe en charge d'étudier et de promouvoir le projet va certainement déposer une demande de financement.

 

En tout cas, à l'occasion de la COP22 à Marrakech ou dans d'autres enceintes internationales, Mohammed VI s'est constamment montré un ardent défenseur de l'Afrique. «Le soutien aux efforts de développement des pays africains doit demeurer parmi les priorités de notre action», a souligné le souverain. Ces institutions ont ainsi commencé à porter leurs efforts et leur financement au-delà des frontières du monde arabe pour toucher des pays africains.

 

Cette orientation n'exclut pas le fait que Rabat demeure engagée en faveur de la mise en œuvre de l'action arabe commune. Cette 5e réunion tenue au Maroc est une occasion pour examiner les rapports d'activité de ces institutions financières par un Conseil des ministres des Finances. L'objectif est d'évaluer la situation économique et financière dans le monde arabe.