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Recettes fiscales
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Les recettes de l’impôt se portent toujours aussi bien

Par Rachid Al Arbi le 22/04/2019 à 23h56

Kiosque360. La fiscalité est en bonne forme au 1e trimestre. A l’exception de l’IS, tous les impôts s’inscrivent en hausse. Les dépenses ordinaires ont, quant à elles, progressé modérément.

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Les recettes ordinaires ont poursuivi leur lancée sur les deux premiers mois de l’année. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte qu’elles ont enregistré une hausse à deux chiffres de 11,8% pour s’établir à 63,5 milliards de dirhams, au terme du premier trimestre. Le journal explique cette évolution par la hausse des impôts directs et indirects, ainsi que celle des recettes non fiscales. Suivant une même tendance haussière bien que moins soutenue, les dépenses ordinaires ont progressé de 6,6% à 58,6 milliards de dirhams. Il en ressort un solde ordinaire de 4,9 milliards de dirhams. «Il n’empêche que le besoin de financement s’est élevé à 16,4 milliards de dirhams», écrit le journal qui impute cette situation à la compensation qui a explosé de 36,8% et à l’investissement qui a grimpé de 10,2%. D’où un recours à l’emprunt pour financer une partie des dépenses émises au titre du budget de l’Etat.

 

D’une manière globale, la hausse des dépenses s’explique par l’augmentation de 3,4% des achats de biens et services, en particulier au niveau de la rubrique «autres biens et services» qui s’est renchéri de 8,2% à 19,1 milliards de dirhams. Idem pour les remboursements et restitutions (TVA et IS à 2,7 milliards de dirhams) et pour les dépenses d’investissement qui atteignent 21,3 milliards. Les charges du personnel ne contribuent pas fortement à la hausse générale, puisqu’elles stagnent.

 

Pour ce qui est des recettes, elles ont été essentiellement portées par la hausse de la TVA à l’importation, des recettes douanières, de la TIC et de la fiscalité domestique. «Toutes les taxes sur la consommation intérieure se sont inscrites en forte hausse. Celle appliquée aux produits énergétiques a grimpé de plus de 16% alors que la TIC sur le tabac a explosé de 39%. Les autres TIC ne sont pas en reste. Elles ont augmenté de près de 8%», écrit le quotidien qui précise que le produit des TIC dépasse les 7 milliards de dirhams, soit autant que la TVA à l’intérieur.

 

L’Economiste relève cependant un léger repli des retombées de l’IS (-0,4% sur le trimestre). Il revient toutefois de loin, car l’impôt avait plongé de près de 17%. Il faut dire que les demandes de restitution ont baissé quasiment de moitié, à 67 millions de dirhams.

A l’inverse, les recettes de l’IR ont augmenté de 9,2% à 11,5 milliards de dirhams, alors que celles sur les profits immobiliers ont chuté de plus de 16% (163 millions de dirhams).

 

Comme la TVA extérieure, la TVA à l’intérieur a augmenté de 6,8%, alors que les remboursements (TVA à l’import et à l’intérieur) ont quasiment doublé à 3,7 milliards de dirhams.