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Les temps sont durs pour les entreprises

Par Fayçal Ismaili le 25/03/2020 à 21h57

Kiosque360. Ce contexte exceptionnel de crise sanitaire impacte fortement l’activité économique. Pour bon nombre d’entreprises, la gestion de cette période de crise s’avère difficile.

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L’activité économique se trouve grandement impactée par les restrictions imposées pour limiter la propagation du Covid-19. Pour un bon nombre d’entreprises, la gestion de cette période de crise est compliquée. Amine Diouri, directeur Etudes et Communication chez Inforisk et responsable du programme Inforisk Dun Trade, livre son analyse dans un entretien accordé au quotidien Aujourd’hui le Maroc et publié dans son édition du 26 mars.

 

Le spécialiste se réfère à l’analyse de la Banque mondiale qui annonce que la crise économique liée au Covid-19, en 2020, sera pire que la crise financière de 2008, qui était marquée par un recul de 0,6% de la croissance mondiale. Les investisseurs internationaux se sont déjà désengagés des pays émergents, pour un montant de l’ordre de 80 milliards de dollars. L’impact sur le Maroc? Le CMC pronostique, pour cette année, une croissance de 0,8%.

 

Nous sommes passés, en quelques semaines, d’une crise de l’offre (difficulté d’approvisionnement des entreprises marocaines par la Chine) à une crise de la demande, où la consommation de nombreux secteurs d’activité est fortement impactée par le confinement: tourisme, hôtellerie, restauration, commerces non alimentaires… Nos principaux partenaires commerciaux (France, Espagne) sont dans une situation sanitaire critique, et il leur faudra de nombreux mois encore avant un retour à la normale. Nos TPME sont, elles, actuellement confrontées à la fois à une baisse drastique d’activité faute de demande et à des problèmes de trésorerie.

 

Pour le spécialiste, les scenarii de sortie de crise sont plutôt pessimistes à court terme. A moyen et à long termes, on se devra de retenir les leçons de cette crise, en termes d’anticipation (des besoins hospitaliers notamment). D’un point de vue économique, la solidarité que nous invoquons maintenant en cas de crise devrait être permanente. Nous aurions pu éviter d’avoir des TPME fragilisées en début de crise si les grands donneurs, notamment privés, avaient joué le jeu en matière de délais de paiement.