Les zones touristiques du nord grippées par le Covid-19

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Revue de presseKiosque360. Malgré leur maintien dans la zone I et des packages des plus attractifs, les principales destinations de choix de la région comme Tétouan, M’diq, Jebha ou Al Hoceima commencent déjà à se vider de leurs estivants.

Le 08/09/2020 à 19h49

Contrairement aux précédentes saisons estivales, la plupart des zones côtières du Nord n’ont pu renouer, cette année, avec la grande effervescence de l’été en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Malgré leur maintien dans la zone I et des packages des plus attractifs, les principales destinations de choix de la région comme Tétouan, M’diq, Jebha ou Al Hoceima commencent déjà à se vider des estivants, et ce à quelques jours de la fin de la période estivale. Or, elles connaissaient, en temps normal, l’affluence d’un autre type de visiteurs fidèles au mois de septembre. La perte de ce type de clientèle constitue un coup dur pour les unités d’hébergement touristique, les appartements ou maisons meublés pour location et les autres commerces dépendant de la saison estivale, rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition du 9 septembre.

Avec un lourd bilan de cas de contamination au quotidien, la préfecture de Tanger-Asilah est maintenue en zone II avec interdiction d'accès à ses belles plages en plein été et renforcement des restrictions de déplacement des personnes hors ou à destination de l’ensemble du territoire préfectoral. Ainsi et depuis la levée du confinement, les professionnels ont du mal à reprendre normalement leur activité, voire à sauver une partie de leur saison estivale. Réputée pour être une destination estivale de prédilection pour les célébrités et les chefs d’Etat, Tanger a vu, cette année, ses fidèles visiteurs la déserter pour rejoindre d’autres zones côtières au Maroc ou à l’étranger. A l’instar des autres établissements touristiques, les hôtels de la ville du détroit continuent de faire les frais de la fermeture des plages et du durcissement des restrictions de déplacement, imposées à l’entrée et à la sortie de la ville. Ils ont affiché leurs plus bas taux d’occupation, n'atteignant pas même, dans la plupart des cas, ceux enregistrés généralement pendant la saison hivernale. Ce qui a amené plusieurs hôteliers à fermer leurs unités en attendant des jours meilleurs.

Bien qu’ils n’aient pas pu réaliser leurs plus grands chiffres d’affaires comparativement aux précédentes saisons estivales, les établissements d’hébergement touristique de la zone I, particulièrement ceux de M’diq, Fnideq et de la côte tétouanaise, ont été plus sollicités avec des taux (proches ou égaux à ceux autorisés par les autorités) surpassant les attentes des professionnels. Quant aux hôtels des autres destinations de cette zone I, qui se trouvent un peu loin de la côte comme ceux situés au centre-ville de Tétouan, ils ont eu des difficultés à remplir leurs chambres et n'ont pu atteindre que 10 à 20% de leur capacité d’accueil.

Par Fayçal Ismaili
Le 08/09/2020 à 19h49