LPL: les experts du FMI au Maroc pour une nouvelle évaluation

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Revue de presseKiosque360. Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) séjourne actuellement au royaume pour discuter avec les autorités des modalités de la troisième LPL (Ligne de précaution et de liquidité).

Le 02/11/2015 à 09h35

Une délégation du FMI séjourne au Maroc depuis le 21 octobre et ne devrait terminer sa mission que le 4 novembre, selon le quotidien “Aujourd’hui Le Maroc”. Parmi les sujets qui seront abordés par les experts du FMI avec les autorités marocaines, figure en bonne place la mise en place d’une troisième Ligne de précaution et de liquidité (LPL).

Cette ligne a été accordée au Maroc au moment où ses réserves avaient fondu pour ne représenter qu’à peine 4 mois d’importations de biens et services. La situation est aujourd’hui différente avec des réserves reconstituées et sur une tendance haussière.

Toutefois, le quotidien souligne que «le cabinet Benkirane reconduira pour la troisième fois la LPL. La décision est déjà prise du côté marocain. Mais le FMI doit attendre le rapport d’une délégation d’experts dépêchée au royaume». Cette mission sera ainsi sanctionnée par un rapport des experts qui sera soumis au Conseil du Fonds en février prochain. Il faut rappeler que la seconde LPL accordée par le FMI au Maroc a pour échéance juillet 2016 et que sa reconduction devrait être décidée dès février 2016.

Selon le quotidien, si la décision de reconduire la LPL est actée, il n’en demeure pas moins que son montant devrait être fortement revu à la baisse. «Le montant de la troisième ligne sera inférieur aux deux précédentes LPL, vraisemblablement pas plus de 2 milliards de dollars», pronostique le journal. Il faut souligner que grâce à l’amélioration de la balance commerciale, la hausse des investissements directs étrangers (IDE) et le flux des dons des pays du Golfe, les avoirs extérieurs du royaume se sont renforcés et assurent actuellement plus de 6 mois d’importations de biens et services.

Alors pourquoi une telle reconduction, sachant que les indicateurs des échanges extérieurs se sont améliorés avec à la clé des réserves de changes reconstituées surtout que le Maroc n’a pas eu besoin de recourir aux deux précédentes LPL ?

Par Moussa Diop
Le 02/11/2015 à 09h35