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M'dina Bus-mairie de Casa: le point de non-retour?

Par Fayçal Ismaili le 03/02/2019 à 23h06 (mise à jour le 04/02/2019 à 11h51)

Kiosque360. Le maire PJD de la métropole, Abdelaziz Omari, vient d'annoncer que la «résiliation du contrat» avec M'dina Bus sera inscrite à l'ordre du jour lors de la prochaine réunion de l'autorité délégante.

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Le bras de fer entre le conseil de la ville de Casablanca et son délégataire de transport par bus a atteint un point de non-retour. La mairie se dirige vers la résiliation du contrat de délégation avec M'dîna bus. C'est ce que nous apprend le quotidien Aujourd'hui le Maroc, dans sa livraison du 4 février.

 

Le maire PJD de la métropole, Abdelaziz Omari, vient d'annoncer que la «résiliation du contrat» sera inscrite, mardi 5 février, à l'ordre du jour d'une réunion de l'Etablissement de coopération intercommunale. Ce n'est pas tout. Le président du conseil de la ville de Casablanca annonce que la ville va saisir la justice contre M'dîna bus «pour mise en danger de la vie d'autrui» en raison d'accidents répétés.

 

Ces développements arrivent à un moment où le délégataire avait lui-même saisi la justice demandant des indemnités car il reproche à son tour à l'autorité délégante, la ville de Casablanca, d'avoir failli à ses engagements. Reste à savoir si la résiliation annoncée par Omari va donner lieu à un autre procès. Le hic, c'est que cette affaire se transforme de plus en plus en un véritable imbroglio judiciaire. Il faut préciser que le contrat de délégation entre la ville de Casablanca et M'dîna bus arrive à échéance dans quelques mois. Pourtant, le nouveau délégataire n'est pas encore connu. Et pour cause. Un appel d'offres lancé par la ville il y a quelques mois pour trouver un autre délégataire a été tout simplement bloqué par la justice... à la demande de M'dîna bus. Ce dernier réclame, par ailleurs, des dommages à la ville s'élevant à 3 milliards de dirhams, soit pratiquement le budget de la ville entière durant une année.

 

La justice n'a pas encore tranché cette affaire aux allures d'anecdote puisque le gestionnaire des transports a utilisé un audit commandé par les autorités à un cabinet de la place pour calculer et justifier la demande d'indemnités. Selon Omari, le procès suit son cours mais les responsables se montrent plutôt «confiants». Il a ajouté que les résultats de l'audit utilisé «étaient provisoires» sachant que l'audit commandé avait également été «stoppé».