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Marrakech - Jemaâ El Fna - Tourisme - Covid-19

Peu de personnes marchent sur la place Jemaa el-Fna, à Marrakech, le 6 mai 2021. La ville est impactée par la crise du Covid-19 depuis son début en raison de la rareté des touristes. 

© Copyright : FADEL SENNA / AFP

Nouvelles mesures restrictives: la détresse des professionnels du tourisme, qui s'adressent à la ministre

Par Mohammed Boudarham le 04/08/2021 à 11h21

Les nouvelles mesures restrictives, entrées en vigueur hier, mardi 3 août 2021, plongent les professionnels du tourisme dans le désarroi. Ils viennent de saisir la ministre du Tourisme, Nadia Fettah Alaoui, pour qu'une série de mesures d’accompagnement soient initiées. Explications.

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Avec comme mesure-phare un couvre-feu désormais à partir de 21 heures, les nouvelles mesures restrictives, entrées en vigueur hier, mardi 3 août 2021, ont fait l’effet d’un coup de massue pour les professionnels du tourisme, qui espéraient une petite reprise lors de cette saison estivale finissante. 

 

Dans un récent courrier adressé à Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, la Confédération nationale du tourisme (CNT) a demandé la reconduction d’une série de mesures d’accompagnement pour atténuer la crise que traverse le secteur. L’aide directe étatique (CNSS) aux travailleurs du secteur ayant expiré fin juin dernier, les professionnels du secteur demandent sa reconduction, jusqu’au 31 décembre 2021.

Vidéo. Signature d'un partenariat ONCF-ONMT au service du tourisme interne

 

Les professionnels demandent aussi la révision des échéanciers pour les paiements des charges sociales dues au titre des années 2020 et 2021 à partir de 2022 avec un étalement sur 24 mois. 

 

La CNT demande également un reprofilage de l’échéancier bancaire long terme avec le GPBM ainsi que le renforcement de l’intervention de la CCG. Les entreprises du secteur touristique tablent aussi sur un report des échéanciers de crédits leasing, tout particulièrement pour la location de voitures qui a pâti d’un arrêt de l’activité pendant 18 mois.

 

Marrakech replonge dans l’inconnu

Des destinations touristiques de premier plan au Maroc, comme Marrakech, risquent de payer un lourd tribut après les dernières mesures restrictives. «Pour le moment, seuls les hôtels clubs (prévoyant des attractions) tirent leur épingle du jeu. Les autres roulent à 15, voire 10% de leur capacité», commente un professionnel de la ville ocre. Or, pour atteindre le seuil de rentabilité, il faut atteindre un taux d’occupation de 50%.

 

«Nous demandons de repousser le couvre-feu nocturne d’au moins une heure», ajoute notre interlocuteur, qui demande aussi que d’autres pistes soient explorées, comme la délivrance d'une autorisation de circuler au-delà de 21 heures, pour les personnes qui sont totalement vaccinées.