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Pharmaceutique: une industrie en bonne santé

Par Fayçal Ismaili le 12/01/2016 à 01h24

Kiosque360. Le cabinet de consulting Roland Berger vient d’établir un diagnostic de ce secteur vital de l’économie marocaine. Des opportunités et des risques sont mis en exergue.

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«Industrie pharmaceutique: croissance assurée jusqu’en 2019». C’est le titre qu’a choisi Les Eco, dans son édition du 12 janvier, pour un article rendant compte de l’étude sectorielle réalisée par le cabinet Roland Berger.

Dans son diagnostic, le cabinet international de consulting prévoit un chiffre d’affaires de 20 milliards de dirhams pour le secteur d’ici 2019, contre un volume d’activité actuel de 13 milliards de dirhams.

 

Les professionnels du secteur avaient commandé cette étude alors qu'ils étaient plutôt pessimistes. Mais les résultats sont des plus rassurants. «Le Maroc présente des zones de force claires pour le développement de l’industrie pharmaceutique», soulignent les analystes de Roland Berger qui relèvent que le marché marocain se caractérise par des infrastructures solides et un fort niveau d’investissement.

 

Un des indicateurs de solidité de ce pan de l’économie est la couverture par l’industrie locale des besoins nationaux en médicaments, qui atteint les 65%. «Le secteur pharmaceutique marocain est bien développé en comparaison avec les territoires africains», soulignent les consultants qui ne manquent pas de relever que cette industrie demeure cantonnée à la production de génériques.

 

L’étude de Roland Berger s’arrête par ailleurs sur les opportunités et les risques du secteur. Côté opportunité, elle note l’élargissement de la couverture de l’assurance santé et l’émergence d’une classe moyenne qui pourrait booster la consommation qui se monte aujourd’hui à 388 dirhams par an et par citoyen. Sans parler des différents accords de libre échange conclus par le royaume et ouvrant de nombreux débouchés à l’industrie locale. Les risques à surveiller, selon l’étude, sont liés à la politique des prix adoptée par le ministère de la Santé, la forte dépendance des régimes de couverture publics et les lourdeurs que connaît le système d’enregistrement et de délivrance des autorisations de mise sur le marché.