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Jilali Kenzi

Jilali Kenzi, inspecteur général des Finances.

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Qui est Jilali Kenzi, le nouveau patron de l’Inspection générale des Finances?

Par Amine Kadiri le 23/10/2020 à 14h59

Spécialiste des questions macroéconomiques et monétaires, le nouvel inspecteur général des Finances a effectué toute sa carrière au sein du ministère de l’Economie et des finances. Il chapeautera désormais ce corps d’élite, à la fois craint et respecté, par l’Administration.

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L’inspection générale des Finances (IGF) a un nouveau patron. Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 22 octobre à Rabat, a en effet approuvé la nomination de Jilali Kenzi en tant qu’inspecteur général des Finances. Il succède à Abdelali El Berria, à la tête de l’IGF depuis 2017.

 

Le nouveau patron de ce corps d’élite aussi discret que redouté ne quitte pas le giron du ministère de l’Economie et des finances, puisqu’il occupait, jusqu’ici, le poste d’adjoint au directeur du Trésor et des finances extérieures (DTFE), chargé du pôle macroéconomie.

 

Agé de 63 ans, Jilali Kenzi est titulaire d’un doctorat de troisième cycle en sciences économiques de l’université Mohammed VI à Rabat, en 1985, après avoir décroché une licence en sciences économiques de l’université Mohammed Ben Abdellah de Fès, en 1978.

 

Sa carrière professionnelle démarre à l’Office des changes en 1985. En mai 1988, il intègre l’IGF, où il  gravit les échelons pour atteindre le grade le plus élevé, à savoir celui d’inspecteur des Finances de classe exceptionnelle.

 

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En 1996, il rejoint la DTFE en tant que chef de service des études monétaires. Une maison qu’il ne quittera plus pendant 24 ans: en 2000, il devient chef de la division des études monétaires et de la réglementation bancaire, avant d’accéder en 2013 au poste d’adjoint au directeur, chargé du pôle macroéconomie.

 

Durant sa longue carrière au ministère des Finances, Jilali Kenzi a participé à plusieurs projets de réforme de grande envergure, comme celle de la transition vers un régime de change plus flexible, la révision de la réglementation des changes, la négociation de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) avec le Fonds monétaire international (FMI), ou encore la réforme des statuts de Bank Al-Maghrib. Jilali Kenzi est également membre du groupe consultatif régional du Conseil de la stabilité financière (Financial stablity Board) pour la région MENA, et  représentant du Maroc à l’initiative du G20  «Compact with Africa».

 

A son actif figurent également la préparation et la participation à l’organisation des prochaines Assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se tiendront à Marrakech en 2021.  Il a également pris part à la gestion de la crise sanitaire actuelle, notamment dans son volet relance post-Covid.

 

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C’est donc un homme familier avec les rouages du ministère de l’Economie et des finances, qui prend la tête de l’IGF, ce corps supérieur d'inspection des finances publiques créé par un texte de loi du 14 avril 1960.

 

Un corps d’élite craint et respecté

Placée sous l'autorité directe du ministère de l'Economie et des finances, l'IGF exerce de larges prérogatives en matière de contrôle et d'audit. Ce corps d’excellence a en effet pour principale mission d’effectuer les vérifications des services de caisse et de comptabilité des comptables publics, et de façon générale, des agents de l'Etat, des établissements et entreprises publics et des collectivités territoriales.

 

L’IGF s’assure également de la régularité des opérations enregistrées dans les comptes des ordonnateurs de recettes et de dépenses publiques et de tous administrateurs, et procède, à la demande du gouvernement ou du ministre des Finances, à l'évaluation de politiques publiques à caractère financier ou budgétaire.

 

Les inspecteurs des Finances ont, en outre, le pouvoir de se faire présenter tous les documents de nature à leur permettre d'accomplir leur mission. Ils peuvent procéder à toutes les enquêtes et investigations qu'ils estiment nécessaires. En cela, ces inspecteurs sont à la fois craints et respectés par les différentes administrations qui redoutent leur descente dans leur service.