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Renault pourrait fermer des usines après ses premières pertes en dix ans

Par Le360 (AFP) le 14/02/2020 à 17h08

Après avoir enregistré sa première perte depuis 2009, le constructeur automobile français Renault annonce ce vendredi 14 février qu'il pourrait supprimer certaines de ses usines dans le cadre d'un vaste plan d'austérité.

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«Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien», a déclaré la directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, interrogée lors d'une conférence de presse sur la possibilité que des usines en France, ou dans le monde, puissent être fermées pour redresser l'entreprise.

 

«Notre objectif est de réduire nos coûts de structure d'au moins 2 milliards d'euros au cours des trois prochaines années», a-t-elle expliqué, soulignant que le groupe au losange annoncerait en mai prochain son plan de redressement.

 

Renault a publié ce vendredi matin, 14 février 2020, une perte nette de 141 millions d'euros sur 2019, affecté par le recul de ses ventes et de sa rentabilité opérationnelle, dans un marché mondial en baisse.

 

Le constructeur automobile français subit aussi la chute de la contribution financière de Nissan, son allié japonais également en difficulté, et l'abandon d'une créance fiscale en France se traduisant par une charge de 753 millions d'euros.

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Le groupe a vu ses volumes de ventes reculer de 3,4% l'an dernier, s'établissant à 3,75 millions de véhicules. Et Renault ne voit pas encore le bout du tunnel.

 

Pour 2020, dans un marché mondial toujours baissier, Renault anticipe une nouvelle dégradation de sa rentabilité opérationnelle.

 

«2019 a été une année difficile pour Renault (...). Nous ne sommes pas satisfaits des résultats», a commenté Clotilde Delbos. Mais elle s'est dite «convaincue» que le constructeur français avait «tous les atouts» pour se rétablir.

 

Elle a cité les véhicules électriques, dont Renault a été pionnier, et la gamme de véhicules «low cost» dont la filiale roumaine Dacia est le fer de lance en Europe.

 

Renault entend s'appuyer sur le partenaire Nissan, dont il détient 43%, pour faire des économies. Après des mois de crise dans le sillage de l'affaire Ghosn, les deux groupes entendent mettre davantage en commun leurs technologies et leurs usines pour dégager des synergies qui se font attendre depuis des années.

 

Par ailleurs, les prévisions 2020 ne tiennent pas compte d'un éventuel impact de la crise sanitaire du nouveau coronavirus, impossible à évaluer.

 

«Quelques pièces commencent à manquer dans certaines usines, donc nous pourrions avoir quelques jours d'arrêt ici ou là dans les prochaines semaines. Ce n'est rien de majeur si la production redémarre vite», a expliqué Clotilde Delbos.