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Révision des accords de libre-échange: ce qu’en pensent les exportateurs marocains

Par Ismail Benbaba le 05/12/2019 à 20h22

Kiosque360. Le ministre de l’industrie et du commerce a déclaré, il y a quelques jours, que certains de des accords de libre-échange sont nocifs à l’économie marocaine. Voici ce qu’en disent les exportateurs marocains.

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Revenant sur le sujet dans sa livraison en kiosque ce vendredi, La Vie Eco rapporte que cette position du ministre n’est pas passée inaperçue dans les milieux d’affaires. Le journal ajoute que le ministre est passé de la parole à l’acte en faisant du forcing pour arracher la création d’une commission technique Maroc-Turquie dont la mission est d’examiner toutes les possibilités de rééquilibrage de la balance commerciale.

 

Mais Moulay Hfid Elalamy dupliquera-t-il la même démarche avec les autres partenaires commerciaux ayant un ALE avec le Maroc? S’interroge l’hebdomadaire, ajoutant que ce qui est certain aujourd’hui est que les effets pervers des ALE seront désormais pris à bras-le-corps par le gouvernement.

 

De leur côté, les exportateurs marocains, réunis au sein de l’ASMEX, sont favorables à une révision des ALE signés ces dernières années par le Maroc, nous apprend La Vie Eco. «En tant que représentant des exportateurs marocains, nous ne pouvons que saluer la démarche du ministre qui fait suite aux réclamations des opérateurs économiques. En fait, la nouvelle loi sur le commerce extérieur exige l’association du secteur privé dans la négociation des ALE et l’obligation de faire des études d’impact avant la signature d’un accord», soutient Hassan Sentissi, président de l’ASMEX, cité par le journal.

 

Il ajoute également que les ALE signés jusqu’à présent par le royaume ont surtout favorisé ses importations au détriment des exportations. Toutefois, La Vie Eco fait remarquer l’offre exportable du royaume (en dehors des exportations alimentaires, minières et celles des écosystèmes industriels) peine à tirer son épingle du jeu du libre-échange.

 

Les exportateurs dénoncent également le fait qu’en dépit de l’existence des accords de libre-échange, l’accès aux marchés des pays partenaires pour les entreprises marocaines demeure difficile. Quant à l’option de la révision évoquée par le ministre, il faut dire que les choses ne sont pas simples, car les modalités diffèrent d’un accord à l’autre selon ce que les signataires ont convenu dans les textes, tient à rappeler l’hebdomadaire. « Chaque accord prévoit des modalités et des dispositions spécifiques , précise La Vie Eco.