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Tazarine: le henné comme levier de développement

Par Khalil Rachdi le 12/09/2021 à 22h03 (mise à jour le 12/09/2021 à 22h45)

Kiosque360. La culture du henné à Tazarine est à la fois un véritable levier de développement économique et un vecteur de promotion d’un patrimoine culturel et civilisationnel ancestral.

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Dans sa livraison hebdomadaire, La Vie Éco revient sur le henné cultivé sur une superficie de près de 4.000 ha dans la région de Drâa-Tafilalet. L’hebdomadaire rappelle qu’il s’agit d’un arbuste dont les feuilles séchées sont utilisées comme produit tinctorial, cosmétique et parfois médicinal. Il est employé aussi dans la parfumerie.

 

Selon la même source, l’organisation des agriculteurs-producteurs du henné dans le cadre de coopératives, ainsi que de Groupements d’Intérêt Économique (GIE), a été parmi les initiatives entreprises pour mieux encadrer les acteurs de ce secteur, renforcer leurs capacités et atteindre des objectifs durables de production, satisfaisants en quantité et en qualité et permettant d’avoir un niveau de compétitivité durable sur le marché.

 

Parmi les structures actives dans ce domaine, figure la coopérative agricole Aitmatan à la commune de Tazarine qui fournit des efforts importants pour développer la filière du henné et renforcer sa contribution à la dynamique socio-économique locale, relève La Vie Éco. Son président, Brahim El Metyry, explique que la culture du henné à Tazarine est liée à un savoir-faire local ancestral, soulignant que cette plante herbacée peut être récoltée jusqu’à quatre fois par an entre les mois de mai et novembre après la floraison.

 

Dans les colonnes de La Vie Éco, le président de la coopérative agricole Aitmatan précise  que les parcelles destinées à cette plantation font l’objet de travaux intenses chaque année, notamment pour le nivellement, l’irrigation par planches, le repiquage ou le nettoyage. D’après lui, le henné donne, en général, 3 coupes par an à partir du mois de mai, alors qu’une 4ème est possible lorsque les conditions sont très favorables, ajoutant que les rendements varient entre 1 et 1,8 tonne par Ha.

 

Selon Brahim El Metyry, la culture du henné à Tazarine, liée à un savoir-faire local légué de père en fils, joue un rôle socioéconomique important comme étant la principale source de revenu pour la grande majorité des agriculteurs de cette région oasienne.

Le président de la coopérative agricole insiste sur l’importance de la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs concernés pour renforcer la dynamique imprimée à la filière du henné à Tazarine, relever sses défis et répondre à la nécessité de développer tous les sous-secteurs liés à l’écosystème oasien.