Transit portuaire: la CGEM s’insurge contre une éventuelle entente tarifaire

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Revue de presseKiosque360. La patronat exige du régulateur de clarifier la facturation. Il va jusqu’à soupçonner une entente tarifaire.

Le 13/04/2017 à 01h36

Le patronat veut demander officiellement la remise à plat et la refonte totale de tout le système de facturation du transit portuaire. Dans son édition du jour, L’Economiste révèle une «forte présomption d’entente sur les tarifs». En revanche, «la dématérialisation de l’essentiel des procédures liées au commerce extérieur via la plateforme PortNet devait introduire de nouvelles règles du jeu et se traduire par des économies grâce à la suppression des formalités papier, assez coûteuses». Sauf qu’elle tarde à porter ses fruits. 

Les opérateurs du commerce extérieur, tant à l’import qu’à l’export, sont en colère. En effet, comme le précise Mohammed Talal, président de la Commission logistique de la CGEM dans les colonnes de L’Economiste, «il apparaît qu’il y a eu effectivement une réduction des frais de magasinage, avec un retour de la franchise à 5 jours depuis le 14 novembre 2016, et que les concessionnaires des terminaux à conteneurs n’ont fait qu’opérer la régularisation de la révision de 2%, prévue par les tarifs publics plafonnés en 2007 par l’ANP».

Cela a abouti à un «réajustement des tarifs par les manutentionnaires», surenchérit Abdelilah Hifdi, président de la Fédération du transport. D’où la décision de la CGEM et l’ANP «d’ouvrir un chantier commun portant sur l’analyse des tarifs des différents maillons de la chaîne pour revoir l’ensemble du système de facturation et éliminer des charges sans aucune création de valeur telles que les frais divers, la taxe handling charge, les frais documentaires…».

Cette problématique s’est posée avant même la réforme de 2006. A cette époque, il n’existait pas d’intermédiaires pour les transactions relatives à la manutention. Ce qui permettait «d’importantes économies». Pour plus d’efficacité, la réforme de Karim Ghellab, ministre du Transport à l’époque, devait déboucher sur l’unicité de l’interlocuteur au niveau de la facturation. «Un réaménagement qui a permis aux agents maritimes de se positionner en passage obligé pour la facturation». 

Par Rachid Al Arbi
Le 13/04/2017 à 01h36