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Vidéo. Covid-19, activités culturelles à l’arrêt, tourisme en berne… Asilah étouffe littéralement

Par Said Kadry le 27/09/2020 à 17h20 (mise à jour le 27/09/2020 à 17h30)

Dans cette belle ville du nord du Royaume, Le360 s'est rendu à la rencontre de commerçants, d'hôteliers et de militants associatifs. Voici à quel point, en images et témoignages à l'appui, l’activité économique, et donc la vie sociale, sont mal en point à Asilah.

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Asilah souffre énormément de la pandémie du Coronavirus. Bien qu’elle enregistre un nombre relativement bas de contaminations, comparativement à d'autres villes du Royaume, ses habitants paient lourdement la facture des mesures de restrictions, et tout particulièrement celle de l’interdiction des déplacements entre les villes.

 

Yassine El Bouanani, propriétaire d’un établissement hôtelier, regrette que la ville n’ait pas bénéficié de l'élan qu'a connu le tourisme interne au cours de l'été dernier. Mais il comprend que la hausse des cas de contaminations, ces derniers mois, a poussé le gouvernement à interdire les déplacements entre les villes. Et cet hôtelier de lancer un appel au gouvernement pour «encourager le tourisme interne et sauver ce qui peut l’être».

 

«Plus de 60% de la population d’Asilah vit grâce à la saison estivale. Mais maintenant qu’il n’y a plus de touristes, la ville étouffe. Nous saurons réellement les répercussions de cette crise en octobre ou novembre prochains. Mais je peux déjà avancer qu’elles seront graves pour la majeure partie des habitants», explique, de son côté, Mohamed Oussama, militant associatif. 

Vidéo. Tourisme: au nord, une saison estivale en demi-teinte

 

La situation des commerçants, restaurateurs, vendeurs ambulants, hôteliers, etc., est d’autant plus alarmante que bon nombre d'entre eux ont déjà mis la clé sous la porte.

 

La situation est d'autant plus préoccupante qu'Asilah, ville balnéaire, vivant du tourisme, ne dispose pas d’unités industrielles, voire d’usines qui permettraient à ses habitants de ne pas devoir uniquement compter sur l'activité touristique, de manière directe, ou indirecte. 

 

Pour Mohamed Oussama, c'est la ville Tanger voisine qui se taille la part du lion, de ce point de vue: «même les grosses fortunes préfèrent investir ailleurs que dans leur propre ville et ne lui accordent pas l’intérêt qu’elle mérite», se désole-t-il. 

Après la «grande évasion», le tourisme interne revient à la case banqueroute

 

Le360 a d'ailleurs pu le remarquer, en déambulant dans les ruelles de la ville: plusieurs commerces y sont fermés, faute de clients.

 

C'est la raison pour laquelle ce militant associatif tire la sonnette d’alarme: «en temps normal, les activités sont à l’arrêt à partir de la mi-septembre et pour les mois suivants. Mais les habitants ne s’en plaignaient pas trop, grâce à ce qu’ils ont pu gagner lors de la saison estivale. Mais aujourd’hui, avec le coronavirus, c’est la catastrophe».