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La Fashion Week de Londres devient 100% digitale.

La Fashion Week de Londres devient 100% digitale.

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Sans podiums ni défilés, la Fashion Week de Londres ouvre en ligne

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 19/06/2020 à 15h25

En raison de la pandémie de coronavirus, l’industrie de la mode a dû repenser ce rendez-vous annuel tant attendu. C’est donc sans podiums ni défilés que se déroulera cette année la Fashion Week de Londres, à partir de ce vendredi 19 juin.

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Outre la digitalisation de cette semaine de la mode, qui constitue en soi une grande première, d’autres premières fois sont aussi à prévoir.

 

Ainsi, si cette semaine de la mode londonienne a normalement pour habitude de se consacrer aux collections masculines, cette édition aura ceci de particulier qu’elle mélangera les genres. Un modèle qui sera d’ailleurs repris lors des prochaines éditions de la Fashion Week londonienne.

 

Autre grande première, l’absence de défilés. Et pour répondre à ce casse-tête, les créateurs ont opté pour différentes manières de partager leur travail avec le grand public avec pour moyen de communication privilégié, la vidéo.

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Certains présenteront ainsi leurs collections printemps/été 2021 tandis que d’autres ont pour leur part choisi de se concentrer sur des collections capsules plus réduites. D’autres encore, à l’instar de Hussein Chalayan, ont préféré dévoiler les coulisses de leur travail.

 

Et pour accompagner et enrichir ces contenus postés en ligne, la Fashion Week de Londres mise également sur des interviews des créateurs, des visites de showrooms et des discussions sur l'environnement…Et sur le racisme.

 

En effet, cette année, le British Fashion Council, organisme qui la promotion de la mode britannique, a choisi de mettre l’actualité du moment au centre de la Fashion Week, et en l'occurrence les émeutes causées par la mort de Georges Floyd aux Etats-Unis.

 

La question du racisme n’est d’ailleurs pas si étrangère à l’univers de la mode. On se souvient en effet des accusations de racisme dont fait l’objet la marque Gucci en raison d’articles évoquant un «blackface» discutable, mais aussi des accusations d’appropriation culturelle qui pèsent contre des grandes maisons telles que Dior, et qui nourrissent actuellement le débat autour de la décolonisation de la mode et de la culture.

 

Quant à la presse féminine spécialisée dans la mode, celle-ci n'est pas en reste, au point que la papesse de la mode et rédactrice en chef de la version américaine du magazine Vogue, Anna Wintour,  a fait son Mea Culpa en publiant sur le site Page Six une lettre à ses employés. Dans ce courrier, Anna Wintour présente des excuses sur la façon dont les salariés afro-américains ont pu être traités et promet du changement.