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Driss Chahtane: «Le Conseil national de la presse privilégie ses membres au détriment du développement des médias»

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Par Amine Lamkhaida et Abderrahim Et-tahiry le 22/09/2022 à 19h52

Suite à sa réélection au poste de président de l’Association nationale des médias et des éditeurs, ce jeudi 22 septembre à Casablanca, Driss Chahtane a présenté sa feuille de route.

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Driss Chahtane a été réélu à la tête de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) au cours d'une Assemblée générale tenue ce jeudi 22 septembre 2022 à Casablanca.

 

Ce fut l’occasion pour le patron de presse de dévoiler sa feuille de route, après avoir fait le bilan du travail déjà réalisé. «Malgré le fait qu’elle a été créée en 2020, l’association, qui n’est qu’à ses débuts, a accompli une série d’actions qui vont dans le sens de l’amélioration et du développement du secteur des médias au Maroc», a-t-il souligné.

 

Chahtane a également déclaré que l’ANME œuvre pour en finir avec le concept des subventions et le remplacer par celui de l’accompagnement à l’investissement: «Aujourd’hui, le secteur n’a plus besoin de subventions. Nous ne sommes pas en train de quémander de l’aide. Il faut que l’on sache que notre secteur est créateur de richesses et est capable d’accompagner l’investissement.»

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Encourageant l’idée d’avoir au Maroc des entreprises de presse fortes, il a souligné qu’il est temps de favoriser la qualité au lieu de la quantité. Selon lui, «avoir 800 sites d’information au total ne fait que semer le chaos tout en faisant perdre à la presse et aux médias au Maroc leur notoriété et leur aura.»

 

 

 

Par ailleurs, dans une déclaration pour Le360, Chahtane a indiqué qu’un travail d’évaluation du Conseil national de la presse a été entrepris et a révélé que cette institution a montré ses limites. «C’est une structure qui œuvre surtout pour les postes et non pas pour le progrès du secteur de la presse au Maroc.»

 

Pour rappel, parmi les grands axes de discussion abordés durant l’une des 20 réunions de l’ANME, figurait la nécessité d’une réforme de la loi 13/90 relative au Conseil national de la presse et de la loi 13/88 relative à la presse et à l’édition.