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Une électrice met son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote à Fès, lors du triple scrutin du 8 septembre 2021.

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Vidéo. L’exemplarité du Maroc qui écarte les islamistes par les urnes, saluée sur une chaîne française

Par Zineb Ibnouzahir (@ZinebIbnouzahir) le 12/09/2021 à 15h43 (mise à jour le 12/09/2021 à 20h47)

Au lendemain de l'ouverture du procès des auteurs des attentats du 13 novembre 2015, un débat télévisé a mis en exergue l'exemplarité du Maroc, où se sont tenues des élections au terme desquelles les islamistes ont été écartés du pouvoir par les urnes. Une première.

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Le procès des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 met les feux des projecteurs sur l’islamisme dans les médias français. Les éditorialistes commentent ce procès sous tous les angles. C’est le cas notamment d’une émission diffusée sur la chaîne télévisée Cnews où étaient invités à débattre Julien Dray, homme politique, figure de la lutte contre le racisme, auteur d’un certain nombre d’ouvrages et conseiller régional d’Île-de-France; ainsi que William Goldnadel, avocat et essayiste, membre du comité directeur du Conseil représentatif des Institutions juives de France et Fondateur de l’association «Avocats sans frontières».

 

Interpellé sur le sujet de la lutte contre l’islamisme à la lumière de ce procès, Julien Dray a apporté son précieux éclairage sur la question en soulignant un fait d’une importance capitale et pourtant peu médiatisé en France: le résultat des dernières élections marocaines.

«Il y a le procès mais dans le combat contre l’islamisme, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles et je suis un peu étonné que depuis quelques jours, dans le monde médiatique actuel, on n’a pas pris en considération ce qui vient de se passer lors des élections au Maroc», a-t-il ainsi annoncé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Je pense que c’est un élément très important. Pour la première fois, par les urnes, le mouvement islamiste a été battu, et platement battu, et là on devrait s’en réjouir d’ailleurs, regarder comment a fait le Roi du Maroc parce que c’est une part de son travail», a poursuivi l’homme de gauche. 

 

Revenant sur la défaite cuisante des islamistes au Maroc, Julien Dray explique par ailleurs que «les islamistes (qui) étaient au pouvoir depuis dix ans, sont passés de 120 députés à 12 députés (ndlr: de 125 à 13 députés plus précisément). Il y a eu une augmentation de la participation (aux élections). C’est une défaite historique et qui va servir, y compris pour la Tunisie».

 

Et d’inviter les médias français et les politiques à prendre exemple sur le Maroc tout en s’interrogeant sur le traitement médiatique biaisé accordé à ce sujet. «Donc, on peut se battre férocement contre l’islamisme mais montrer aussi qu’il n’y a pas de fatalité à cela. Il peut se passer des choses y compris dans les Etats qui sont concernés par cette confrontation-là et je trouve qu’on a tort de ne pas aider ces pays-là, on a tort de ne pas les mettre en avant. Ce qui s’est passé au Maroc ce n’est pas rien. Ils ont gagné les élections alors qu’ils viennent de reconsidérer leurs rapports avec Israël et que ça a donné lieu à une montée en puissance partout et malgré tout la population marocaine a dit on va dans ce sens là», a-t-il conclu.

La dé-confiture Aïcha

 

Rebondissant sur les propos de Julien Dray, l’avocat William Goldnadel a poussé l’analyse encore plus loin en accusant la presse française de défavoriser le Maroc au profit de l’Algérie. «J’abonde complètement dans le sens indiqué par Julien Gray, mais j’ai ma petite explication sur le fait qu’on n’en parle pas. C’est que curieusement dans les médias conformes français, le Maroc n’a pas la même presse que l’Algérie. L’Algérie c’est une république, le Maroc c’est un Royaume et le Maroc est pourtant plus démocratique», a-t-il ainsi déclaré.

 

Et de conclure son analyse accablante: «Alors c’est marrant, on parle beaucoup de la république sahraouie mais par contre il n’est pas question de parler de la Kabylie. L’Algérie s’est construite sur le ressentiment contre la France, le Maroc regarde l’avenir, ça ne plaît pas aux médias conformes. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise c’est comme ça. Et le fait que le Maroc a effectivement reconnu Israël n’est pas spécialement une source de sympathie pour les médias conformes français, c’est comme ça», a conclu Goldnadel.