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L'Hôtel de police de Grenoble.

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France. Démantèlement d'un groupe néo-nazi qui projetait des attaques contre des lieux de culte juifs ou musulmans

Par Le360 (AFP) le 11/06/2019 à 14h37 (mise à jour le 11/06/2019 à 14h51)

Cinq personnes ont été mises en examen entre septembre et mai dans une enquête judiciaire qui a mis au jour un projet d'attaque "aux contours mal définis", "susceptible de viser un lieu" de culte, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV.

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"Des lieux de culte juifs ou musulmans" avaient été évoqués par ce groupe "à l'idéologie proche de la mouvance néo-nazie", selon une source proche du dossier.

 

L'affaire était partie d'une information judiciaire ouverte à Grenoble le 8 septembre pour des infractions à la législation sur les armes et la mise en examen d'un premier suspect, finalement placé en détention provisoire, a précisé la source judiciaire. Deux autres hommes, dont un mineur, avaient été mis en examen à leur tour en octobre.

 

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Cependant, "les investigations laissaient supposer qu'ils nourrissaient un projet, aux contours mal définis, de passage à l'acte violent susceptible de viser un lieu de culte", selon la source judiciaire, entraînant en janvier la saisie de la section antiterroriste du parquet de Paris.

 

Celui-ci avait alors confié les investigations à un juge d'instruction antiterroriste "par un réquisitoire supplétif des chefs d'association de malfaiteurs terroristes, transport, détention et fabrication d'engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste, détention non autorisée d'armes de catégorie A et port d'armes de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste".

 

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Par la suite, deux individus, dont un mineur, ont été interpellés et mis en examen le 23 mai pour "association criminelle de malfaiteurs terroristes" et laissés libres sous contrôle judiciaire.

 

Depuis 2017, les services de lutte antiterroriste ont déjà mené au moins trois autres opérations dans la mouvance de l’ultra-droite, dont la résurgence est prise au sérieux par les autorités même si ses capacités d'action sont jugées "limitées", selon une note des services du renseignement intérieur.