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Gabon-présidentielle: les partis d’opposition réclament un dialogue inclusif

Par Ismail Benbaba le 07/12/2015 à 18h38

La majorité présidentielle et l’opposition semblent toujours à couteaux tirés à quelques mois du scrutin présidentiel. L'opposition reste insatisfaite quant aux réponses apportées par le gouvernement à ses revendications.

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L’idée d’une discussion politique nationale sur les enjeux de l’élection refait surface, souligne alibreville.com, qui revient sur le meeting des partis de l’opposition qui a eu lieu le 4 décembre dernier. En effet, les dirigeants de l’Union nationale (UN), du Parti social démocrate (PSD), de l’Union du peuple gabonais (UPG- Loyaliste), de l’Alliance pour le nouveau Gabon (ANG), de l’Alliance démocratique et républicaine (Adere) et du Rassemblement national des bûcherons (RNB), ont unanimement appelé à la tenue, dans les plus brefs délais, d’un «dialogue national inclusif et sans tabou», à l’issue de cette rencontre.

 

Dans la déclaration finale qui a sanctionné cette rencontre, les leaders de l’opposition gabonaise estiment que le Gabon traverse l’une des plus graves crises politiques de son histoire. alibreville.com précise que les signataires de cette déclaration en veulent pour preuve «le traitement inhumain, humiliant et dégradant infligé aux commerçantes gabonaises (et) la mort dans des conditions non encore élucidées de Mboulou Beka et Béranger Obame Ntoutoume». Ils considèrent donc que cette discussion permettra d’éviter le pire qui semble poindre à l’horizon. Cependant, pour que cela réussisse, il faudra mettre en place une plateforme plus appropriée.

 

A leurs yeux, celle-ci doit être différente du Conseil national de la démocratie (CND) que le gouvernement a récemment créé. «Si le pouvoir semble enfin acquis à l’idée d’un dialogue, de nombreuses difficultés subsistent quant à son cadre et aux modalités de sa mise en œuvre», font remarquer certains ténors de l’opposition, pour qui le CND n’est et ne demeure qu’un organe consultatif.

 

Même si, après les dernières modifications de son texte organique, il peut désormais être consulté pour avis sur les projets de textes susceptibles de contribuer à la promotion de la démocratie, au bon fonctionnement des partis politiques et à l’amélioration du processus électoral, mais dans le fond, rien n’a changé, explique le site d’information.

 

«Autrement dit, le CND n’a aucun pouvoir de décision. Et de ce fait, à l’issue de ce dialogue national inclusif et sans tabou, les réformes éventuelles que le CND pourrait être amené à proposer ne seront pas exécutoires. Seul le pouvoir pourra en décider», soutient l’opposition. Ainsi, les signataires optent, concernant le dialogue national inclusif, pour l’implication de la société civile, et ceci sous la supervision des facilitateurs internationaux, notamment l’Organisation des Nations-unies (ONU), l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (IOF) et les Etats-Unis d’Amérique.