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Gabon: une conjoncture économique difficile selon le FMI

Par Ismail Benbaba le 14/12/2015 à 18h44 (mise à jour le 14/12/2015 à 19h04)

Après une mission de dix jours à Libreville, l’équipe du FMI dresse son diagnostic. Selon le Fonds Monétaire International, le Gabon vit une conjoncture difficile et doit procéder à quelques ajustements.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Libreville du 30 novembre au 10 décembre courant et y a mené des consultations avec de nombreux officiels, nous apprend gabonreview.com. Dans sa publication du 12 décembre, le site d’information précise que les conclusions du rapport final présenté par le Fonds fournit un certain nombre de conseils aux autorités en vue d’améliorer la situation.

 

Dans les détails, le FMI fait état d’une conjoncture économique difficile et d’une épreuve majeure pour la résilience macroéconomique du Gabon. Les auteurs du rapport estiment que la chute des prix du pétrole souligne le besoin de mettre en œuvre la stratégie de croissance à moyen terme, mais complique le financement de ce plan.

 

«Malgré d’importants ajustements budgétaires effectués depuis le deuxième semestre 2014, l’endettement public progresse à grande vitesse, alors que les dépôts de l’Etat et les réserves de change auprès de la banque centrale diminuent», indique l’institution financière internationale.

 

Selon elle, en dépit de cet ajustement considérable et des retards des dépenses d’investissement durant le premier semestre 2015, le choc pétrolier a exercé de nouvelles pressions sur la marge de manœuvre budgétaire qui continue de se contracter fortement. Se basant sur ce diagnostic, les experts du FMI expliquent que les perspectives de croissance se sont détériorées depuis les consultations de 2014, alors que, dans le même temps, un ajustement budgétaire insuffisant, face à la baisse des prix du pétrole, continue d’être le risque principal pesant sur les perspectives.

 

gabonreview.com souligne que des recommandations ont été formulées pour faire face à cette situation. En matière de finances publiques, on note la nécessité de stimuler les recettes non pétrolières en élargissant l’assiette fiscale, essentiellement par le biais d’une réduction des exonérations fiscales et d’une amélioration de l’administration fiscale.

 

De même, il faut diminuer les dépenses courantes ciblées pas ou peu efficaces, en contenant surtout la croissance de la masse salariale et en éliminant les subventions aux carburants restantes, tout en préservant les dépenses sociales. L’institution recommande aussi d’assurer un financement du PSGE à un niveau adéquat d’investissement public, complété par des financements privés dans le cadre de Partenariats public/privé (PPP) sur la base d’une législation appropriée. En outre, il faut renforcer la gestion des finances publiques en mettant en œuvre la Budgétisation par objectif de programme (BOP).

 

Le site d’information note que, sur le plan financier, il est recommandé de mettre en pratique rapidement des mesures de sauvegarde dans les banques publiques pour assurer la stabilité du système bancaire à court terme. Aussi les experts ont-ils conseillé de développer le système financier par la promotion de l’expansion et l’inclusion financières, en améliorant l’accès des PME aux services financiers.

 

D'autres pistes, comme la création des bureaux d’information sur le crédit et l’amélioration du fonctionnement des registres du cadastre et du commerce, la simplification des procédures d’enregistrement et de recouvrement des garanties, le renforcement de la défense des droits des créanciers et la mise en œuvre de l’initiative de micro-finance, ont été également préconisés.