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Chef du Hezbollah Hassan Nasrallah

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

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Le Hezbollah accusé de blanchir son argent via des banques algériennes

Par M'Hamed Hamrouch le 30/11/2017 à 13h08 (mise à jour le 30/11/2017 à 16h20)

Des révélations qui ont fuité dans un journal saoudien au sujet du "blanchiment de l'argent du Hezbollah via des banques algériennes" mettent dans l'embarras le régime de Bouteflika, pointé pour ses liens avec un mouvement qui sert bel et bien l'agenda des Mollahs d'Iran. Les détails.

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Une affaire au relent de scandale est en train de secouer le landernau politique algérien. Et pour cause, le régime voisin, selon des révélations sécuritaires ébruitées dimanche dernier par le journal saoudien "Okaz", aurait autorisé le Hezbollah libanais, blacklisté "organisation terroriste" par la Ligue arabe, à "blanchir son argent via des banques algériennes".

 

Le journal saoudien, qui cite "des sources sécuritaires fiables", révèle que le mouvement islamiste libanais, à la solde des Mollahs de la république islamique d'Iran, a ouvert des comptes bancaires en Algérie au nom de dirigeants du Hamas palestinien, dont son porte-parole Sami Abu Zuhri, qui vivait à Gaza et au Caire avant de s'installer en Algérie. Objectif déclaré: financer le mouvement de résistance islamique palestinien.

 

Rien que ça? Le Hezbollah est engagé depuis 2011 aux côtés de l'armée de Bachar Al Assad, dans une guerre qui ne dit pas son nom contre le peuple syrien frère. Il en ressort que l'argent blanchi par ce mouvement armé via des banques algériennes sert à "autre chose" que le financement du Hamas palestinien.

 

Mais passons, car l'accusation est d'une gravité telle que le régime algérien s'est senti dans l'obligation de réagir par la voix du ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une déclaration à la presse lors d'une cérémonie qu'il a présidée à l'occasion du Mawlid Ennabaoui, pas plus tard qu'hier mercredi 29 novembre, le ministre algérien a tenu à démentir cette information, en affirmant que "l'Algérie refuse d'entrer dans un conflit sectaire".

 

Pour rappel, Alger avait rejeté une décision entérinée en mars 2016 à Tunis par le conseil des ministres arabes de l'Intérieur, considérant que le Hezbollah libanais est "une organisation terroriste". Un refus qui met en évidence les accointances du régime algérien avec le régime iranien, accusé de vouloir déstabiliser les pays arabes, notamment les monarchies du Golfe, via des milices armées, entre autres le Hezbollah libanais et les rebelles Houtis au Yémen.