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Hall A d'Orly Sud - Paris

Hall A de l'aéroport Orly Sud, près de Paris. 

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L'UE devrait autoriser les voyageurs d'une quinzaine de pays, dont le Maroc

Par Le360 (AFP) le 30/06/2020 à 10h53 (mise à jour le 30/06/2020 à 15h19)

Feu vert pour le Canada et trois pays du Maghreb, feu rouge pour les Etats-Unis et la Turquie: les Européens devraient valider ce mardi 30 juin 2020 une liste restreinte d'une quinzaine de pays, dont les ressortissants seront autorisés à voyager dans l'UE à partir de demain, mercredi.

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Les gouvernements des Etats membres avaient jusqu'à mardi midi pour voter sur cette liste de pays dont la situation épidémiologique liée à la maladie Covid-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise de ces voyages, alors que débute la saison touristique estivale.

 

Elaborée par les ambassadeurs des pays de l'Union européenne vendredi soir, objet de difficiles tractations, la liste des visiteurs admis dans l'UE et l'espace Schengen compte l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay.

 

Elle inclut également la Chine, mais uniquement à condition qu'elle admette sur son sol les visiteurs venant de l'UE, ce qui n'est actuellement le cas que de façon limitée.

 

Sont en revanche exclus de cette liste, qui a vocation à être actualisée toutes les deux semaines, les Etats-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie, avec 125.928 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés. N'y figurent pas non plus le Brésil, la Russie, l'Inde, la Turquie et Israël notamment.

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Bien qu'ayant quitté l'UE le 31 janvier, le Royaume-Uni n'était pas concerné par les restrictions de voyage.

 

Pour que la liste soit entérinée, il faut qu'elle soit approuvée par 55% des États membres, représentant au moins 65% de la population totale de l'UE, ce qui devrait être le cas, selon des sources européennes.

 

Les voyages "non essentiels" vers l'Europe ont été interdits depuis la mi-mars, afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

 

Le vote porte sur une recommandation qui n'est pas contraignante juridiquement, les pays de l'UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières. Mais ils sont d'accord pour se coordonner en raison de la liberté de circulation au sein de l'espace Schengen, où les restrictions décidées pour lutter contre la pandémie ont été peu à peu levées.

 

Prise entre des impératifs sanitaires et le souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme, l'UE a convenu d'autoriser à nouveau les voyageurs de pays tiers à partir du 1er juillet, mais de façon "partielle et progressive".

 

Mais l'élaboration de la liste a été une entreprise ardue. Certains Etats membres mettaient en cause la fiabilité des données fournies par des pays tiers, comme la Chine.

 

Et les Européens étaient plus ou moins pressés de lever les restrictions. Très dépendante du tourisme, la Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

 

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l'UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de Covid-19 ne doit pas excéder 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l'UE) sur les 14 derniers jours.

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Autres critères, une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par le pays tiers pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests.

 

La situation de la pandémie des Etats-Unis prive donc le Vieux Continent des touristes américains qui viennent en nombre chaque année: en France, ils étaient 5 millions en 2019. En Italie, touchée de plein fouet par la pandémie, leur absence cet été se traduira par une perte de 1,8 milliard d'euros, selon le principal syndicat agricole, la Coldiretti.

 

Alors que l'entrée aux Etats-Unis est interdite aux voyageurs venant de la plupart des pays européens depuis le 13 mars, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer une solution "dans les prochaines semaines" pour la reprise des échanges, estimant qu'il était "important pour les Etats-Unis que les Européens puissent revenir", et réciproquement.