Nouvelle purge au sein de l’armée algérienne, moral des troupes en berne | www.le360.ma

Le360 Actualités Maroc

ع
généraux algériens

L'Algérie est toujours sous la botte de la dictature militaire.

© Copyright : dr

Nouvelle purge au sein de l’armée algérienne, moral des troupes en berne

Par M'Hamed Hamrouch le 29/11/2018 à 17h44 (mise à jour le 29/11/2018 à 17h49)

Des informations émanant de l’institution militaire algérienne et ébruitées à la presse annoncent une nouvelle purge parmi les hauts gradés de l’ANP, à la faveur d’une inquiétude qui gagne de plus en plus la hiérarchie et généralement le moral des troupes (déjà) en berne. Détails.

aA

Les hauts gradés de l’Armée algérienne ont le moral dans les chaussettes. Et pour cause, des informations ébruitées à un site français, «Mondafrique» nommément, annonçant «des bouleversement au sommet de l’Etat» et «des changements à la tête de l’état-major de l’armée nationale populaire (ANP)».

 

«Des informations puisées au sein de l’institution de l’armée algérienne suscitent des appréhensions chez les hauts gradés de l’armée algérienne», certifient les sources de le360. Ces informations font état, outre le limogeage de l’actuel premier ministre Ahmed Ouyahia, d’une nouvelle purge à la tête de l’institution militaire algérienne.

 

La couleur est ainsi annoncée par la nomination de l’actuel chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, en tant que ministre de la Défense, alors qu’il occupait le poste d’adjoint au ministre de la Défense, Abdelaziz Bouteflika, immobilisé depuis 2013 par un fâcheux Accident vasculaire cérébral (AVC), diagnostiqué alors à l’hôpital militaire parisien Val-de-Grâce.

 

Humilié par le clan Bouteflika, Gaid Salah donne de la voix à Tindouf

 

La promotion de Gaïd Salah, dont les visées présidentielles n’étaient plus à démontrer, devrait ainsi préparer le terrain à la consolidation du règne de la famille Bouteflika, notamment le frère du président, Saïd Bouteflika, réel détenteur des clefs du palais présidentiel «El Mouradia».

 

Gaid Salah, ou quand un général bavard rêve tout haut de conquérir le Maroc!

 

En ligne de mire de cette nouvelle tempête, la névralgique Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA, renseignement militaire).

 

Les craintes qui tenaillent la hiérarchie militaire algérienne ont été accentuées par les récentes publications du journaliste algérien Alsaïd Bensdira (opposant au régime algérien, établi en Angleterre), faisant état de l’imminence de changements au sein de ladite DCSA et de l’éventuel départ du général Ghali Belkecir, commandant de la gendarmerie nationale algérienne (nommé à ce poste en juillet 2018!).

 

Face à ces inquiétudes, Abdennour Bounouira, membre du cabinet du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, est intervenu pour tenter de calmer les esprits. «Depuis la parution des publications en question, Abdennour Bounouira, membre du cabinet du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, ne cesse d’en débattre avec de hauts gradés militaires de son pays, dont le commandant de la gendarmerie nationale précité, qui a démenti la teneur de ces écrits, tout en les qualifiant de dangereux», rapportent nos sources.

 

«Cet officier supérieur accuse l’opposant Alsaïd Bensdira de distiller ces assertions de connivence avec le fils du général Abderrazak Chérif (ex-commandant de la 4è région militaire figurant parmi les officiers supérieurs algériens impliqués dans des affaires de corruption», relèvent encore nos sources.

 

Abdennour Bounouira qui a suspecté le fils du général Abderrazak Cherif d’être derrière les publications de ces assertions concernant l’institution militaire algérienne, a fait remarquer que l’intéressé a revendiqué, tout récemment, le départ du général Ahmed Gaïd Salah, en soutenant que son père, Abderrazak Cherif, ainsi que Saïd Bey, ancien chef de la 2è Région militaire, également impliqué dans des affaires de corruption, allaient être nommés respectivement à la tête des «forces terrestres» et de l’état-major de l’ANP.

 

Et ce n’est pas tout. Outre le fils du général Abderrazak Cherif, Abdennour Bounouira a attribué cette cabale à l’ex-patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), en l’occurence Mohamed Lamine Mediene «général Tawfik», anciennement surnommé "rab dzaïr" pour l'évidente raison qu'il était le faiseur et le défaiseur des présidents.