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Izmir, bastion laïque où a retenti l'hymne anti-fasciste mercredi 20 mai 2020, est le fief du CHP, le principal parti d'opposition fondé par le père de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk.

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Turquie: ouverture d’une enquête après la diffusion par des mosquées de l’hymne anti-fasciste «Bella Ciao»

Par Le360 (AFP) le 21/05/2020 à 17h48

Les autorités turques ont ouvert une enquête ce jeudi 21 mai 2020 après que des inconnus ont piraté le système d'appel à la prière à Izmir (à l’ouest du pays) pour diffuser «Bella Ciao» depuis les minarets de plusieurs mosquées de la ville.

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Le chant de révolte italien a été diffusé par plusieurs mosquées hier, mercredi après-midi, à l'heure de l'adan, l'appel à la prière lancé cinq fois par jour. La séquence a été largement partagée sur les réseaux sociaux.

 

La division locale de Diyanet, l'Autorité turque des Affaires religieuse, a confirmé l'incident dans un communiqué diffusé hier soir, mercredi 20 mai 2020, sur son compte Twitter et annoncé avoir ouvert une enquête interne et déposé plainte auprès de la police.

 

Bella Ciao a été diffusé après que «des inconnus ont saboté et illégalement piraté le système d'appel à la prière», a précisé Diyanet.

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Le parquet d'Izmir a ouvert une enquête sur cet incident et aussi contre des usagers des réseaux sociaux soupçonnés de «dénigrement des valeurs religieuses» pour l'avoir applaudi, selon l'agence étatique Anadolu.

 

Izmir, troisième plus grande ville du pays, est un bastion laïque et fief du CHP, le principal parti d'opposition fondé par le père de la Turquie moderne Mustafa Kemal Atatürk.

 

Omer Celik, le porte-parole de l'AKP, le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, a «vigoureusement condamné» ce piratage, affirmant sur Twitter que «les auteurs de cet acte répugnant seront retrouvés».

 

 

Les médias progouvernementaux ont également condamné ce piratage, le qualifiant de «scandale» et de «vile attaque contre les mosquées».

 

L'incident s'est produit en plein ramadan, et alors que les mosquées sont fermées depuis deux mois pour lutter contre la propagation du coronavirus en Turquie.