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Cérémonie - attentats - 11 septembre

L'ancien président Barack Obama et sa femme Michelle Obama, le président Joe Biden, la première dame Jill Biden et l'ancien maire de New York Michael Bloomberg assistent à la cérémonie de commémoration des attentats du 11 septembre 2001 au National Memorial and Museum.  

© Copyright : CHIP SOMODEVILLA / AFP

Vidéo. 11 septembre 2001: vingt ans après, l'Amérique rend hommage aux 3.000 morts de ces attentats

Par Le360 (AFP) le 11/09/2021 à 15h38

L'Amérique a commencé à se recueillir samedi pour les vingt ans du 11-Septembre au cours de cérémonies d'hommage aux quelque 3.000 morts des attentats d'Al-Qaïda, dans une ambiance alourdie par le retrait américain chaotique d'Afghanistan.

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Une cérémonie solennelle a débuté vers 08h40 (12h40 GMT) au mémorial de Manhattan, à New York, là où se dressaient, jusqu'au funeste matin du mardi 11 septembre 2001, les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attaques jihadistes les plus meurtrières de l'Histoire.

 

En présence du président américain Joe Biden, aux côtés de ses prédécesseurs Barack Obama et Bill Clinton, une première minute de silence a été observée à 08h46, précisément vingt ans après que le premier avion piraté par le commando d'Al Qaïda a percuté la tour Nord.

 

La lecture, jusqu'à 12h30 (16h30) des noms des 2.977 personnes tuées ce jour-là, sur les trois sites des attentats (dont 2.753 à New York) a ensuite débuté, sous des airs de flute. Elle sera rythmée toute la matinée par des hommages en musique, dont une chanson à la guitare sèche de la star américaine Bruce Springsteen. D'autres minutes de silence suivront: pour l'effondrement des tours de New York, l'attaque contre le Pentagone près de Washington et le crash d'un des avions à Shanksville (Pennsylvanie).

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Sur Times Square, au coeur de Manhattan, le poumon économique de la première puissance mondiale où sont traditionnellement fêtées les victoires des Etats-Unis, un rassemblement et des moments de recueillement sont également prévus.

 

Chaque Américain, victime ou témoin des attentats du 11 septembre 2001, rend hommage aussi à un proche disparu. Frank Siller est allé plus loin.

 

Ce frère d'un pompier de Brooklyn mort dans une des tours a "marché 537 miles (864 km entre Washington et New York) en passant par Shanksville jusqu'à Ground Zero" et récolté des fonds pour soutenir des familles de victimes.

 

"L'Amérique n'a jamais oublié Pearl Harbor, elle n'oubliera jamais le 11-Septembre", affirme Frank Siller à l'AFP.

 

Selon des chercheurs, le cataclysme du 11-Septembre a bouleversé la société et la politique américaines et sont désormais ancrés dans l'histoire des Etats-Unis. Comme Pearl Harbor, Hiroshima, le Débarquement ou l'assassinat de Kennedy.

 

Cette commémoration si particulière du 11-Septembre, Joe Biden, 78 ans, l'a sans nul doute maintes fois préparée depuis sa victoire en novembre contre Donald Trump qu'il a accusé d'avoir affaibli et fracturé l'Amérique.

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Dans un message vidéo diffusé vendredi soir, le président démocrate a justement appelé à "l'unité, notre plus grande force".

 

Mais après huit mois de mandat, il est très critiqué pour la débâcle de la fin de l'intervention militaire en Afghanistan, Washington ayant été pris de court par l'avancée fulgurante des talibans.

 

En 20 ans, les Etats-Unis ont perdu 2.500 soldats et dépensé plus de 2.000 milliards de dollars en Afghanistan.

 

Fin août, ils ont abandonné le pays à des fondamentalistes islamistes qu'ils avaient pourtant chassés de Kaboul fin 2001, en les accusant d'abriter le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, finalement tué en 2011 au Pakistan.

 

Et l'attentat du 26 août, revendiqué par la branche afghane du groupe Etat islamique, qui a tué 13 jeunes militaires américains à l'aéroport de Kaboul - en pleine opération d'évacuation - a ulcéré une partie de l'opinion publique. Ces jeunes femmes et hommes en uniforme étaient pour la plupart des enfants le 11 septembre 2001.

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Leur mort rappelle que l'Amérique connaît une césure: entre le souvenir toujours à vif pour des dizaines de millions d'adultes américains et une conscience historique plus partielle pour les jeunes nés depuis les années 1990.

 

C'est "important qu'ils sachent ce qui s'est passé ce jour-là, car il y a toute une génération qui ne le comprend pas vraiment", plaide Monica Iken-Murphy, veuve d'un trader qui travaillait dans la tour Sud.

 

La reine Elizabeth II d'Angleterre a rendu hommage samedi aux victimes du 11 septembre 2001, ainsi qu'à "la résistance et à la détermination des communautés qui se sont unies pour reconstruire" après ces attaques.