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Susan Sarandon

Susan Sarandon, au Festival International du Film de Marrakech.

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Susan Sarandon raconte son histoire d’amour avec le Maroc et l’influence de la culture marocaine sur ses enfants

Par Leïla Driss le 30/10/2021 à 12h14 (mise à jour le 30/10/2021 à 16h53)

Le Maroc occupe une place très particulière dans le cœur de l'actrice américaine Susan Sarandon. Elle revient dans une interview sur les raisons de son attachement à ce pays, à sa culture, ainsi qu'à l'influence du Maroc sur l'éducation de ses enfants.

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La star du 7ème art hollywoodien, la moitié incandescente du célèbre duo Thelma & Louise, se souvient, dans les colonnes du magazine américain The National News, des voyages qui l’ont le plus marquée. Parmi ces destinations «qui vous ouvrent l’esprit», précise-t-elle, le Maroc occupe une place particulière dans le cœur de Susan Sarandon.
 
 

«J’ai toujours été curieuse et j’ai toujours voulu me rendre dans des endroits dont je ne connais rien. J’en ai fait une priorité dans l’éducation de mes enfants», annonce ainsi l’actrice et mère d’une fille, Eva Amurri, âgée de 36 ans, et de deux fils, Jack Robbins, 32 ans, et Miles Robbins, 29 ans.

 

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«J’ai emmené mes enfants aux quatre coins du monde et je suis tellement heureuse de l’avoir fait avant que la situation ne se complique, comme elle l'est en ce moment», poursuit-elle en faisant référence à la pandémie et aux restrictions de circulation et de voyage que cela implique.

 

Le Maroc, un pays pas comme les autres

Mais, avant la pandémie, s’il y a bien un endroit sur terre où Susan Sarandon aimait particulièrement se rendre, c’est bien le Maroc. «Le Maroc est un pays incroyable. C’est une culture très différente (de la nôtre) et c’est un voyage très facile à entreprendre depuis New York. J’entends par là qu'y aller c'est comme se rendre en Californie. Je suis allée à Marrakech, bien sûr, parce qu’il y a un festival auquel j’ai participé (Ndlr: le Festival international du film de Marrakech)», explique-t-elle.

 

Mais l’amour que Susan Sarandon porte au Maroc ne s’arrête pas aux limites de la ville ocre. «J’ai aimé Fès encore plus», poursuit l’actrice. «C’est une ville un peu plus conviviale, plus petite et qui a une personnalité tout aussi intéressante, tout en étant moins immense, moins bondée et moins touristique», explique cette amoureuse du Maroc avant de préciser qu’elle a aussi été à Essaouira plusieurs fois.

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Le Maroc, ce pays où Susan Sarandon a tant de souvenirs, l’actrice fait en sorte d’y venir aussi souvent que son emploi du temps le lui permet. Ainsi, apprend-on, celle qui a campé avec brio l’une des trois sorcières d’Eastwick, a même improvisé un voyage au Maroc en 1998 en plein tournage du film Stepmom. «Je me suis arrangée au niveau de mon planning de tournage pour que nous puissions partir au Maroc pendant les vacances de Noël. Je pense que mon plus jeune fils avait alors cinq ans», se souvient-elle. Un séjour familial qui a une importance toute particulière à ses yeux. En effet, ces vacances ont été pour elle l’occasion de se rendre compte à quel point les voyages aident à forger la personnalité et développer l’ouverture d’esprit. Ainsi, trois ans plus tard, suite aux attentats du 11 septembre 2001, l’actrice a pu constater comment ses enfants réagissaient aux explications apportées par les médias américains à ces attentats.

 

«J’étais très reconnaissante d’avoir pu me rendre au Maroc, d’avoir pu expliquer à mes enfants au cours de cette expérience marocaine la culture de ce pays, l’appel à la prière, et tout cela, avant le 11 septembre», explique Susan Sarandon. «C’est parce qu’ils avaient une expérience de cette culture qu’ils ont eu beaucoup de difficultés à accepter la plupart des explications superficielles apportées à ce moment-là», précise l’actrice en faisant référence au traitement médiatique accordé aux attentats du 11 septembre et à la stigmatisation de l’islam et des musulmans.