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500 ex-parlementaires privés de retraite

Par Mohamed Younsi le 27/12/2016 à 20h25

Kiosque360. La Caisse spéciale régissant les retraites des parlementaires frôle la faillite. Le déficit est énorme. Du coup, les pensions d’environ cinq cents anciens parlementaires seront suspendues si l’institution législative n’agit pas dans l’immédiat.

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Les retraites des parlementaires reviennent sur les devants de la scène médiatique. En effet, la Caisse spéciale régissant les retraites des parlementaires est au bord de la faillite, la valeur des pensions versées étant nettement supérieure à celle des cotisations. C’est dire si le déficit s’aggrave d’un mois à l’autre. Par exemple, en 2014, les pensions étaient de l’ordre de 56.87 millions de dirhams, alors que les cotisations n’ont pas dépassé 38.58 millions de dirhams, soit une différence de 18.29 millions de dirhams.

 

A ce propos, l’ancien Bureau de la Chambre des représentants avait tenu plusieurs réunions en vue de résoudre le problème, mais la polémique suscitée par ces retraites et les appels à leur annulation avaient retardé la mise en place des solutions appropriées. Et le retard accusé dans la formation du gouvernement et l’élection du président de la Chambre des représentants, à l’issue des élections législatives du 7 octobre, n'ont fait qu'aggraver la situation.

 

Selon le quotidien Akhbar Al Yaoum, qui rapporte l’information dans son édition de ce mercredi 28 décembre, les pensions d’environ cinq cents anciens parlementaires pourraient être suspendues si l’institution législative n’agit pas dans l’immédiat.

Le journal, qui s’appuie sur une source au sein du Bureau sortant de la Chambre des représentants, fait savoir que plusieurs scenarios étaient à l’étude en vue de rétablir l’équilibre budgétaire de la Caisse spéciale régissant ces retraites. Le premier scénario consistait à revoir à la hausse les cotisations des parlementaires et de l’institution législative. Cependant, cette formule a été jugée inefficiente puisqu’elle ne résout pas le problème à long terme. Le deuxième scénario envisageait le recours au ministère de l’Economie et des finances pour financer le déficit de la Caisse à hauteur de 30 millions de dirhams par an. Mais cette procédure suscitera beaucoup de polémiques à un moment où des voix s’élevaient pour annuler ces retraites, fait remarquer la source du quotidien. Le troisième scénario serait de ne bénéficier de la retraire qu’à l’âge de 60 ans.

 

Enfin, le quotidien rappelle que les parlementaires versent une cotisation de 2.900 dirhams par mois, ce qui leur permet de bénéficier d’une retraite de 5.000 dirhams après un seul mandat de cinq ans à l’Hémicycle et de 9.000 dirhams après deux mandats.