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A l'approche des pourparlers de Genève, le polisario agite l'épouvantail du "retour à la guerre"

Par M'Hamed Hamrouch le 26/11/2018 à 12h56 (mise à jour le 26/11/2018 à 13h09)

Alors que l'Envoyé personnel du SG de l'ONU, Horst Köhler, s'apprête à réunir les 5 et 6 décembre prochains les parties au conflit, notamment Alger, le Polisario envoie le chef de ses milices armées en tournée dans les soi-disant "territoires libérés". Les raisons.

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Paraît-il, le Polisario a des propositions à mettre sur la table de Genève en vue du règlement politique du conflit plus que quarantenaire autour du Sahara marocain. A l'approche de l'échéance des 5 et 6 décembre prochains, le voilà donc sortir le disque usé, de surcroît ridicule, du "retour à la lutte armée"! C'est en tout cas ce qui ressort de la tournée menée à grand roulement de tambours médiatiques par le chef des milices armées, Lahbib Abdallahi, dans les soi-disant "territoires libérés".

 

Une semaine après sa virée à Mijek, le "vizir" de la prétendue "armée de libération sahraouie" s'en va sonder "le moral des troupes" à Mhirez, autre localité située dans la zone tampon instaurée à l'est du dispositif de défense marocain, en vertu de l'accord de cessez-le-feu conclu le 6 novembre 1991.

 

Le Polisario défie à nouveau le Conseil de sécurité

 

La manoeuvre du Polisario est un classique du genre. A la veille de chaque nouvelle échéance onusienne, le FP fait miroiter la menace du "retour à la lutte armée". A ce détail près qu'il est aujourd'hui plus que jamais acculé, le front n'ayant aucune carte à jouer en dehors de celle éculée, de surcroît ridicule, du "retour à la guerre", lors de la table ronde qui sera organisée début décembre à Genève, sous l'égide de l'ancien président allemand Horst Köhler.

 

Pas plus d'ailleurs que son mentor, Alger, qui se voit désormais dans la contrainte d'ôter le masque pour participer pleinement aux discussions de Genève, en tant que "partie" au conflit. L'offre marocaine de dialogue "direct et franc" avec Alger pour une remise à plat des différends bilatéraux en a rajouté au cafouillage de cette dernière, d'autant plus que l'offre faite par le Roi Mohammed VI, dans son discours commémorant le 43e anniversaire de la Marche verte, le 6 novembre dernier, a été saluée par les principales capitales mondiales, à leur tête Washington.

 

La pression se trouve donc du côté d'Alger, parrain du front Polisario, qui aurait pu trouver mieux à proposer pour les pourparlers de Genève, en dehors de ces vieilles-nouvelles menaces phonétiques...